L’inquiétude monte dans les rangs des parents d’élèves des collèges du quartier du Mirail. Hier soir ils ont abordé au cours d’une réunion publique à l’appel d’un collectif de parents d’élèves les problèmes d’effectifs à la baisse dans ces établissements. Parmi les cinq établissements toulousains labellisés « Réseau ambition réussite », quatre au Mirail et un aux Izards, la chute des effectifs est estimée entre 7 et 10% selon parents d’élèves et enseignants. Le collège de La Reynerie est particulièrement concerné : cette année il compte 400 élèves pour une capacité de 1200 élèves. « Ce n’est plus l’école pour tous, on se dirige vers un système à deux vitesses, ceux pour les bons élèves et ceux pour les élèves en difficulté », dénonce Marcel Llabres, parent d’élève. Ce dernier craint une fermeture programmée de l’établissement. Sollicitée hier, l’inspection d’académie a renvoyé le dossier au Conseil général dont les élus ont déclaré ne pas vouloir fermer ce collège situé au cœur du quartier de La Reynerie. Pourtant un professeur travaillant dans un établissement voisin avoue que l’établissement est « sous respiration artificielle ». Au cœur des reproches de la part des parents et de la communauté éducative : la disparition de la carte scolaire qui permet aux familles de demander une dérogation pour inscrire leur enfant dans l’établissement de leur choix. Et accentué une ghettoisation. Pour Abdelattif Rallouki, cette réforme a crée une situation malsaine. « La plupart des élèves qui partent vont au centre-ville, ici il ne reste que ceux qui n’ont pas les moyens d’aller ailleurs ».
PUBLICITÉ
Mis à jour 04-02-2010 21:02
PUBLICITÉ
LIENS PUBLICITAIRES
- Abonnement Magazine
- Opendi France
- Hotel paris
- Les solutions de Chape fluide Lafarge
- Formation CHSCT
- Thalasso






































