En matière de statistiques, l’Education nationale n’a visiblement pas été à la même école que les syndicats d’enseignants et les parents d’élèves… Pour en témoigner, ces derniers ont créé un Observatoire de l’école publique en Haute-Garonne (ODEP 31) dont l’objectif est de "montrer la réalité des chiffres". D’après les premiers résultats d’une enquête menée depuis la rentrée auprès des écoles du département (100 réponses reçues sur les 828 établissements du 1er degré), la situation est loin de s’améliorer. "55% des classes ont des effectifs supérieurs à 25 élèves, 92 demi-journées de classe n’ont pas été remplacées entre septembre et novembre, et 315 collègues n’ont pas pu accéder à un stage de formation depuis plus de cinq ans", indique Christian Bélinguier, secrétaire départemental du Snuipp, qui s’inquiète également de la baisse des moyens envers les élèves en difficulté.
"Pas de données officielles"
Côté second degré, l’étude de l’ODEP 31 n’a pas encore été lancée, mais le non remplacement des profs absents et la surcharge des classes sont d’ores et déjà pointées du doigt. "Si on tombe malade pendant moins de quinze jours, on n’est pas remplacés, témoigne Isabelle Campo, du SE-Unsa. Quant à nos effectifs, on tourne plutôt à 29 ou 30 élèves par classe dans l’agglo qu’à 25". Mais si les enseignants et parents d’élèves jugent ce constat "alarmant", ils espèrent bien se servir de leurs nouvelles données pour faire pression sur l’administration. "N’ayant pas reçu de données officielles", ni le Rectorat ni l’Inspection académique n’ont souhaité réagir.






































