Malgré un hiver 2008/2009 neigeux, un printemps pluvieux, un peu comme en ce moment en somme, le bilan hydrologique des rivières de la région n’est pas fameux selon l’agence de l’eau Adour Garonne. L’année 2009 est même classée déficitaire "pour la 1ère fois en 20 ans", observe Marc Abadie, le directeur de l’agence.

"La situation n’est pas rassurante". Ce dernier indique également que la Garonne a été 44 jours en dessous du seuil d’alerte obligeant EDF à procéder à des lâchers d’eau de leur barrage. Il a fallu qu’EDF lâche 51 millions de mètres cubes afin de maintenir un niveau acceptable.

Régulièrement pointée du doigt, l’agriculture qui truste à elle seule 85% des capacités en eau sur le bassin Adour Garonne, n’est pas encore exempte de tout reproche même si des progrès ont été réalisés dans le domaine. "Les surfaces irriguées sont moins importantes qu’il y a quelques années, mais l’agriculture doit encore améliorer ses pratiques, notamment sur l’irrigation, explique Marc Abadie. On économise 10% de l’eau grâce à une irrigation maîtrisée".

Si la gestion des réserves demeure au centre des préoccupations de l’agence de l’eau, la qualité demeure un axe important de la mission de l’agence : et là aussi le travail ne manque pas : sur les 150 stations qui recensent les molécules phytosanitaires qui demeurent dans l’eau, 97% affichent un bon état chimique entre 2006 et 2008, mais dans les rivières la pollution demeure plus importante. Surtout dans les départements du Lot et Garonne et du Gers où les herbicides utilisés sur les céréales, notamment le maïs, se retrouvent dans l’eau.