Voilà une affaire dont Valérie Pécresse, chef de file UMP aux régionales, se serait bien passée. Au moment où le PS écartait sa tête de liste en Languedoc-Roussillon, Georges Frêche, pour un nouveau dérapage verbal, côté UMP, c'est le maire de Franconville, Francis Delattre, qui a créé le malaise. Samedi, lors d'un meeting dans le Val d'Oise avec Valérie Pécresse et sa porte-parole Rama Yade et le chef de l'UMP Xavier Bertrand, l'édile s'en est pris à la tête de liste PS du département, Ali Soumaré, militant d'origine malienne de Villiers-le-Bel. "Au début, j'ai cru que c'était un joueur de l'équipe réserve du PSG. Mais en réalité, il est premier secrétaire de la section de Villiers-le-Bel. Ça change tout !" a-t-il lancé sous les applaudissements.
Delattre se défend
Le camp socialiste a aussitôt réagi. Marie-Pierre de la Gontrie, porte-parole de Jean-Paul Huchon, a réclamé à Valérie Pécresse des excuses pour ces propos "méprisants à tonalité raciste". Faouzi Lamdaoui, élu du Val d'Oise, a parlé de "racisme décontracté" à l'UMP. Valérie Pécresse, elle, a dénoncé un "faux procès" et une "manœuvre" du PS pour faire oublier l'affaire Frêche. Francis Delattre a tenté de justifier ses propos : "Le PS a choisi un inconnu pour conduire sa liste dans le Val d'Oise. J'ai fait allusion à l'équipe réserve du PSG pour souligner le côté réserviste de cette candidature". Premier visé, Ali Soumaré, s'est contenté d'ironiser sur son site Facebook : "En plus, il ne me place même pas en équipe première (…) Que fait Brice Hortefeux lorsque la délinquance verbale augmente dans le Val d'Oise ?"

































