Selon une étude menée en 2009 par l’Observatoire de la Santé d’Ile-de-France auprès de 2 220 enfants en grande section de maternelle et 2 220 en CE2, un enfant sur dix en grande section de maternelle est trop gros (12,3% d’enfants en excès de poids, dont 2,7% d’enfants obèses) et près d’un enfant parisien sur six en CE2 présente un excès de poids (15,6 % dont 3,8 % d’enfants obèses). Par ailleurs, l’étude souligne que les disparités selon les quartiers. L’Observatoire de la Santé a cherché à déterminer les raisons de cette prévalence et a constaté que les enfants en surpoids, pour beaucoup, ne prenaient pas leur petit-déjeuner chaque matin, bougeaient peu et passaient beaucoup de temps devant la télé (38,6 % des enfants des quartiers prioritaires passent entre une et trois heures par jour devant un écran contre 22,3 % dans les quartiers non prioritaires).

Expérimentation dans trois arrondissements
"Le fait de rester statique incite à grignoter…Et pas des crudités, a constaté Carole, institutrice en maternelle. Certains enfants n’ont jamais vu un artichaut, un radis ou un poireau, Par contre, ils connaissent tous la patate, les gâteaux et sucreries…". Pour faire face à ce fléau, la ville de Paris a mis en place dès 2004 plusieurs actions de prévention. comme Pikabouge qui sensibilise parents et enfants à une alimentation équilibrée et variée. Le programme Paris Santé Nutrition, expérimenté dans les XIIIe, XVe et XIXe sur les 0-12 ans, vient renforcer le dispositif. Outre le dépistage de surpoids, la Ville diffuse des livrets pédagogiques sur l’alimentation à destination des enfants et des parents et sensibilise à la consommation de fruits et légumes (distribution et exposition). Par ailleurs , pour les jeunes en surpoids, un circuit d’orientation et d’accompagnement personnalisé́ par les médecins et assistantes sociales scolaires a été mis en place ainsi que des ateliers d’éducation nutritionnelle et physique pour les enfants obèses menée par une infirmière, une diététicienne et un éducateur sportif.