Roses blanches à la main, bouquets de fleurs, t-shirt portant la mention Malik RIP ("Requiescat in pace" - qu'il repose en paix), photos du défunt, les quelques 500 personnes rassemblées ce dimanche à 17 heures devant la mairie du XVe ne cachaient pas leur émotion.

Vendredi soir, Porte de Saint-Cloud, Malik, 17 ans, était mortellement poignardé par Benjamin, un jeune du même âge. Selon plusieurs sources, des rivalités auraient éclaté en milieu de semaine entre des jeunes du lycée Louis-Armand (XVe), où était scolarisé Malik, et d’autres du lycée Claude Bernard, XVIe, où était scolarisé Benjamin, agresseur présumé.

Vendredi, vers 18h45, ces mêmes jeunes se croisent au niveau du 143, rue Michel-Ange (XVIe). Benjamin, 17 ans, poignarde à deux reprises Malik, et part se réfugier dans une supérette à proximité. Malik, lui, est transféré à l'hôpital Georges-Pompidou où il décèdera à 20h45. L’agresseur présumé, connu des services de police pour des faits de violence, est lui interpellé vers 20 heures et placé en garde à vue.

L’arme du crime n’a pas été retrouvée. "Railleries, histoire de cœur, règlement de compte, zones infranchissable, les raisons du drame restent vagues, indiquait ce dimanche une source proche du dossier".

Effondrée, la maman de Malik, qui avec le cortège à rejoint la Porte de Saint-Cloud, a rappelé que son fils était "charmant", "souriant" et "serviable". "Il voulait être notaire" a précisé sa tante indiquant qu’une histoire de "territoires" serait à l’origine du drame. "Benjamin voulait le tuer, c’est sûr, affirmait ce dimanche  un proche de la victime. Il lui a levé son bras, pour le planter en plein cœur'.