Ce lundi, lors du conseil de l’assemblée communautaire, il y a d’abord eu la forme. Violente. Quand Renaud Muselier, élu de la droite, conclut sa diatribe en apportant le livre Gomorra au président socialiste de MPM, Eugène Caselli pour lui signifier sa gestion "à la napolitaine" du conflit des déchets et l’existence "d’un système douteux qui crée la suspicion". Une offrande sèchement rejetée par le président de MPM d’un revers de main sous les quolibets.
Et puis il y a le fond. Beaucoup moins emporté et plus consensuel. D’ici quelques mois, la collecte des ordures ménagères à Marseille devrait de nouveau être gérée en totalité par le secteur public. C’est une des conséquences inattendues de la grève des salariés de la société Bronzo qui a englouti Marseille sous des tonnes de déchets pendant une semaine. Ecarté du 14e au profit du secteur public, Bronzo avait également perdu l’appel d’offres lancé dans le 1er arrondissement. Pour mettre un terme au conflit, Eugène Caselli avait décidé d’annuler purement et simplement tous les appels d’offres en cours. Pour "ne pas assister à une récidive" et parce qu’à "moyens humains et matériels égaux, le coût du public serait inférieur" , la gauche a donc fait le choix d’ouvrir des négociations pour la reprise par MPM des personnels des sociétés privées actuellement titulaires des marchés. Une initiative qui cette fois n’a pas suscité l’ire de l'opposition. Bruno Gilles, maire UMP du 4 et 5ème, pourtant vindicatif à l’encontre d’Eugène Caselli sur sa méthode, a affirmé être favorable à cette mesure dans son arrondissement. Renaud Muselier affirmant de son côté "être pragmatique". "Il faut donner de l’efficience aux Marseillais. Mais je veux qu’on nous explique le coût et savoir qui fera quoi", a-t-il estimé.






































