Le conflit au sein des raffineries du groupe Total commence depuis ce week-end à avoir des conséquences à Toulouse. Plusieurs stations-services de la Ville rose ont été obligées de baisser pavillon devant l’absence d’approvisionnement alors qu’au dépôt de Lespinasse aucun camion n’est rentré approvisionner les cuves.
Ce lundi les automobilistes toulousains se sont retrouvés en nombre devant les pompes à essence encore ouvertes pour faire le plein de leurs réservoirs. « Enfin ! Au bout de la cinquième station je trouve de l’essence », lance un homme en décrochant le pistolet d’une station-service du boulevard de Suisse. « Si le conflit m’inquiète ? Cela m’inquiètera quand on ne pourra plus remplir le réservoir pour aller travailler ».
Deux voitures plus loin, un jeune raconte comment il a fait « chou blanc » devant deux stations. « J’ai au moins de quoi rouler pour la semaine ». Pendant ce temps, Jean-Jacques Jolivet, le gérant observe la file de voitures qui se forme devant sa station-service : les véhicules stationnent même sur le boulevard avant de s’engager devant les pompes.
« Je suis obligé de faire travailler deux caissières au lieu d’une habituellement », explique-t-il. Et la pénurie ? « Depuis dimanche j’ai été en rupture de stock deux fois mais j’ai été réapprovisionné. J’ai de la réserve jusqu’à demain (ce mardi ndlr) mais après on m’a dit que je ne serai pas resservi, ce sont les autres stations qui seront livrées ». Comme la station Total de la route de Montauban au nord de la ville qui elle aussi ne désemplit pas. « On a fait deux journées en une, lance la caissière. D’habitude les gens mettent 10 euros, depuis ce matin ils font tous le plein ».






































