Samedi matin, place de la Daurade, la petite dizaine de voitures garées sans scrupules sur d’anciennes places de parking récemment transformées en piste cyclable ont reçu sur leur pare-brise une amende… symbolique. Armés de leur bicyclette, une vingtaine de militants de l’association Vélo ont en effet parcouru les rues du centre ville de Toulouse en distribuant de faux PV pour dénoncer le trop plein de stationnement sauvage sur les aménagements cyclables.

"C’est une thématique récurrente, mais rien n'a changé depuis la nouvelle municipalité", déplore Florian Jutisz, président de l’association qui met en avant certains "points noirs" en la matière comme l’avenue des Minimes, la rue de la République ou encore la Grande rue Saint-Michel. Il existe pourtant selon lui des solutions qui pourraient inverser la tendance comme la création de murets en béton pour délimiter les aménagements cyclables ou encore la mise en place d’une police plus sévère.

Alternatives
"Le problème est que ce sujet n’est clairement pas une priorité. En 2009, 1800 véhicules ont été verbalisés ; ça ne fait que cinq par jour, alors qu’on pourrait en épingler au moins 500", estime le militant cycliste. De son côté, la mairie rappelle que la police municipale a démarré depuis décembre des actions ciblées de contrôles sur certains axes.

Mais, s’il est encore "trop tôt pour en faire le bilan", dixit Philippe Goirand, adjoint Verts en charge des pistes cyclables, il faut traiter cette problématique "de manière globale". "En proposant des alternatives à l’utilisation systématique de la voiture pour venir dans le centre ville, via notamment les parkings relais aux stations de métro", conclut l’élu.