70 dossiers seront soumis ce lundi au vote du conseil de Marseille Provence Métropole (MPM). Mais les débats les plus vifs porteront sans doute sur un dossier qui n’était pas au programme : celui de la réorganisation de la collecte des déchets dans Marseille.
La grève des employés de la société privée Bronzo, qui a fait crouler la ville sous des tonnes de déchets non ramassés la semaine dernière, est passée par là. Eugène Caselli, le président de MPM devrait être soumis aux feux des critiques après sa décision surprise d’annuler tous les appels d’offres en cours pour mettre un terme au conflit.
L’UPAC, représentante de la droite au conseil communautaire promet ainsi déjà une sévère empoignade. « Ils ne veulent plus en parler alors on va faire en sorte que le sujet ne soit pas enfoui. La question est de savoir comment en République on peut remettre en cause un appel d’offres sous prétexte que le résultat ne convient pas », note un porte-parole.
Sur le fond, une autre question devrait émerger, celle de savoir si la propreté doit être à terme remise entre les mains du secteur public. Une issue souhaitée notamment jeudi par Antoine Rouzaud, le vice-président socialiste de MPM qui a demandé « de remettre en régie tout le secteur de la propreté", et de "travailler à l'intégration des personnels du privé au sein de la collectivité". Il avait été rejoint en cela auparavant par Patrick Menucci et par le syndicat des Territoriaux FO.
Celui-ci a estimé vendredi que le moment était "favorable" pour la "remunicipalisation". Une demande à laquelle l'UPAC promet également une réponse. « On a déjà eu le 100% public à Marseille et il y a eu des problèmes aussi. On n’est pas convaincu que cela soit la solution» a souligné dimanche un porte-parole.





































