“Je bande moins mais je reste jeune et naïf.” Ebouriffé, Ben a répondu aux journalistes dans son lit, installé au troisième étage du musée d’Art contemporain de Lyon.
“Je veux que les enfants ne croient pas que faire de l’art contemporain soit compliqué. Mettre un coup de pied au cul, c’est du Ben.” Les visiteurs auront trois étages pour faire le tour de cet artiste niçois atypique.
Son œuvre a donné du fil à retordre aux organisateurs. Le commissaire Jon Hendricks a dû écumer les musées et les collections privées pour retrouver mille œuvres. “Heureusement que ce n’est pas moi qui ait organisé l’expo, sinon ce serait un vrai bazar”, avoue Ben.
Dans les deux premiers étages, au travers de sculptures, installations vidéo de performance, on découvre un artiste pour qui “tout est art”. “A la différence de Duchamp, Ben utilise ses objets par hasard”, souligne Jon Hendricks.
Des tableaux récents, conçus pour l’exposition, ont été ajoutés. Chaque pièce a son thème : la mort, la maladie, la jalousie. A l’étage suivant, on fait connaissance avec sa période Fluxus. Des planches photographiques de Ben en train de faire des gestes : cracher, vomir, faire des grimaces...
Plus haut, ondécouvre la machinerie de Ben : baby-foot ou objets détournés, comme ce Jedi qui se bat contre une mouche avec son sabre laser dans une cage à oiseau.
Sans parler du Bizart baz’art, que les Lyonnais connaissent bien. Les visiteurs sont invités à se produire sur un podium pour y réaliser une performance.
Rétrospective Ben “Strip-Tease intégral”, du 3 mars au 11 juillet 2010.






































