La polémique concernant la construction d’un mémorial sur le site de l’usine AZF apparue en septembre dernier a refait surface mercredi.
Les acteurs du dossier, notamment les associations de victimes, se sont émues d’apprendre que la délibération n°5 de la commission "aménagement et politique foncière" du Grand Toulouse avait évoqué mardi l’attribution de 750 000 euros pour la construction d’un mémorial sur un terrain de 5000 m² de l’ancienne usine AZF.
Mémorial qui serait géré par l’association Mémoire et solidarité regroupant les anciens salariés d’AZF en vertu d’un accord passé en 2006 quand Total avait vendu le terrain à la mairie pour l’euro symbolique. "C’est un scandale. On s’appuie sur une association qui a toujours défendu l’innocence de Total, ils vont masquer toutes les responsabilités de l’industriel", dénonçait Jean-François Grelier, président de l’association du 21 septembre.
Le président de Mémoire et Solidarité Jacques Mignard défend son projet : le mémorial reconstituera les deux postes de garde qui marquaient l’entrée de l’usine et qui serviront de musée de l’usine AZF: "On veut en faire un lieu public et ouvert".
Alors qu’au Grand Toulouse on refuse de commenter la décision, le dossier initialement prévu au conseil du 9 avril a été reporté car "le sujet du Mémorial a été jugé techniquement pas assez abouti".
Stella Bisseuil avocate de l’association des Familles endeuillées s’est dite "outrée" et regrette que les démarches se fassent "en catimini" et que cette construction soit "prise en charge par la collectivité". Elle promet "d’attaquer les prochaines décisions autour de ce mémorial car nous ne sommes pas consultés".






































