« Bertrand Delanoë prétendait que Paris serait la première ville équipée, je vous annonce que nous le ferons avant ! » Christian Estrosi ne cache pas sa satisfaction de mettre en service un dispositif d’auto-partage l’an prochain.

L’appel d’offres a pourtant déjà été lancé dans la capitale, et quatre candidats présélectionnés : Ada, Bolloré, Veolia et le consortium Avis/RATP/SNCF/Vinci. Mais la mise en service de l’Autolib n’est prévue qu’en septembre 2011. À Nice, où l’appel d’offres sera lancé le 23 avril, on devrait pouvoir s’abonner dès le début de l’an prochain. « Je ne manquerai pas d’inviter mon homologue parisien, Nice lui servira de référence… », a encore promis le maire.

Autolib, c’est 1 000 stations pour 3 000 véhicules. La version niçoise est plus modeste : 200 véhicules pour 70 stations, réparties de Cagnes-sur-Mer à Beaulieu et de Nice à Saint-Martin-du-Var. L’utilisateur réservera son véhicule via Internet ou par téléphone et devra le ramener au point de départ, pour éviter un déséquilibre entre les stations. Difficile en effet de faire circuler un semi-remorque pour ravitailler les bornes vides…

À Paris, 18% des 598 personnes interrogées par l’Ifop pour le JDD en novembre dernier envisageaient d’utiliser Autolib plusieurs fois par mois. Pas encore d’étude comparable à Nice, mais déjà des réactions positives.

« Notre voiture est utilisée par mon mari, explique ainsi Géraldine. Ponctuellement, un tel dispositif me sera très utile, notamment pour mes déplacements professionnels. Il complète l’offre de transports en commun. »