Trois jeunes placés en garde à vue mercredi dans le cadre de l’affaire des tirs à la kalachnikov sur un fourgon de police à La Courneuve (Seine-Saint-Denis) ont été mis en examen à Bobigny.

L’un des deux hommes (tous deux âgés de 24 ans) a été mis en examen pour “détention d’arme et de munitions de première catégorie”, “transport d’arme et de munitions de première catégorie”, “association de malfaiteurs” et “tentative d’évasion en bande organisée”. Il risque jusqu’à dix ans de prison. Le second a été mis en examen pour les mêmes chefs d’accusation que le premier ainsi que pour “tentative de meurtre en bande organisée sur officiers de police”. Il encourt la réclusion à perpétuité. Une jeune femme de 21 ans a, elle, été mise en examen pour “détention d’arme et de munitions de première catégorie” et “obstacle à la justice par recel” et placée sous contrôle judiciaire. Elle risque jusqu’à trois ans de prison.

Selon une source proche du dossier, “l’enquête est loin d’être arrivée à son terme. “Les policiers sont convaincus que d’autres personnes ont joué un rôle dans cette attaque spectaculaire et rarissime. Qu’ils aient été sur place ou non au moment des faits, tous ceux qui auraient pu participer de près ou de loin à l’attaque du fourgon devront être retrouvés”, a précisé cette source.

Des ordres stricts
Le 17 mai dernier, vers 2 h 30, un fourgon de police convoyant deux gardés à vue avait essuyé plusieurs tirs à l’arme de guerre (notamment une kalachnikov de calibre 7,62 mm) lors d’un guet-apens tendu par plusieurs individus. Les quatre policiers qui convoyaient les deux prévenus n’avaient pas été blessés mais avaient été très choqués. Michèle Alliot-Marie, alors ministre de l’Intérieur, avait indiqué au lendemain de l’attaque qu’elle serait “sans pitié à l’égard des trafiquants et de ceux qui ont attaqué les policiers”. Elle avait par ailleurs décoré
les fonctionnaires pris pour cible.