Le froid et la neige n’ont pas refroidi lundi les ardeurs des agricultures à Toulouse. Ils étaient 3000 selon les organisateurs et 1700 selon la police à protester contre l’augmentation de la redevance du bassin Adour-Garonne sur l’eau et la loi du 3 août 2009 restreignant l’eau d’irrigation aux cultivateurs.

"Nous ne laisseront pas ces politiques se mettre en place. Cette mesure impliquerait la perte de plusieurs centaines d’emplois dans la région. Il faut la création de nouvelles réserves d’eau pour produire mieux, et à terme plus", a expliqué le président de la FRSEA, Jean-Luc Poli.
Un regroupement similaire a rassemblé d’autres agriculteurs à Mont-de-Marsan, faisant parti eux aussi du bassin Adour-Garonne.

Les manifestants venus des huit départements de Midi-Pyrénées, et même des régions voisines, ont trouvé face à eux un fort dispositif de sécurité. Les cordons de policiers n’ont cependant pas empêché les paysans de déverser du fumier et de jeter des kiwis devant les locaux du bassin Adour-Garonne, devant le Conseil général ou encore devant la préfecture.

La tension est montée d’un cran entre les paysans et les forces de l’ordre au moment où quelques camions ont voulu forcer les barrages de sécurités pour se stationner devant la préfecture de Toulouse. La pression est vite redescendue quand les agriculteurs ont obtenu gain de cause.
Une délégation a été reçue par le préfet Dominique Bur. "Le préfet nous a dit qu’il était prêt à faire une étude d’impact de cette réforme. Il nous a précisé qu’il était ouvert sur l’idée d’augmenter les retenues collinaires", a précisé Christophe Canal, président des Jeunes Agriculteurs en Midi-Pyrénées.