Le procès en appel de la disparition de Suzanne Viguier le 27 février 2000 s’ouvre demain, lundi 1er mars, à Albi. Dix ans après, personne n’a de nouvelle de la mère de famille. Le mari de Suzanne, Jacques Viguier, professeur de droit à Toulouse, reste le suspect numéro 1, même si la cour d’assise l’a acquitté le 30 avril 2009.
Pendant trois semaines, les douze membres du jury de la cour d’Assise d’Albi, désignée par la Chambre criminelle de la cour de Cassation comme juridiction d’appel, tenteront de trouver le chaînon manquant dans cette affaire.
Pour rappel, le 1er mars 2000 le professeur signale la disparition de son épouse au commissariat de l’Ormeau, à Toulouse. Le même jour, Olivier Durandet, l’amant de Suzanne Viguier, fait de même en soupçonnant Jacques Viguier d’être à l’origine de cette disparition.
Très vite la police va perquisitionner le domicile du couple officiel en remarquant des éléments troublants. Un matelas a disparu, des tâches de sang sont trouvées dans la maison, le sac de la victime a été rangé dans une armoire par le suspect et son portefeuille est découvert aux objets trouvés du commissariat de Toulouse.
L’amant accuse Jacques Viguier
Jacques Viguier a la conviction qu’Olivier Duradet a orienté l’enquête. Clémence, Guillaume et Nicolas Viguier, les trois enfants, gardent encore l’espoir de retrouver leur mère vivante et ne croient pas en la culpabilité de leur père. Peu importe le dénouement de cette affaire, le verdict, prévu le 20 mars, marquera la fin de ce qui pourrait rester une énigme. L’accusé sera défendu par deux nouveaux avocats Mes Jacques Lévy et Eric Dupond-Moretti.






































