C’est fait. Après presque de deux ans de pourparlers, la deuxième charte de l’environnement de l’aéroport Cannes-Mandelieu vient d’être signée. C’est dans ce document que la Société aéroports de la Côte d’Azur (Saca) liste ses engagements pour diminuer les gênes occasionnées par le trafic.
Création d'une entité de contrôle
Parallèlement, un protocole vient de désigner une entité de l’Etat, l’Autorité de contrôle des nuisances sonores aéroportuaires, pour contrôler ces effets que l’exploitant promet.
“C’est une façon d’assurer que cette charte ne restera pas lettre morte”, explique Hervé de Place, président du directoire de la Saca. Elle comporte notamment le classement de l’aéroport en zone B (qui permet d’imposer aux pilotes de se former aux consignes d’approche et d’atterrissage, afin d’éviter le survol des zones les plus urbanisées) et la mise en place d’un système de mesure de bruit, afin d’évaluer les nuisances et de trouver les moyens de les limiter.
Pas de limitation de mouvements
Rien, en revanche, sur une limitation du nombre de mouvements, largement demandée par des élus de communes et des riverains. “Encore une fois, nous n’avons pas été capables de l’imposer”, regrette Raymond Principiano, le “très frustré” président de l’Association de défense de l’environnement et du cadre de vie, craignant que les seules mesures du bruit et sensibilisations aux pilotes n’apportent aucune amélioration.
“On ne peut pas fermer un aéroport lorsqu’un quota a été atteint, c’est très difficile à mettre en œuvre et ce n’est pas la vocation du concessionnaire, explique Hervé de Place. Une décision de l’Etat pourrait l’imposer mais ce n’est pas à l’ordre du jour”. “Nous, nous allons nous concentrer sur la source du bruit”, promet-il.





































