Le quartier du Val-d’Argenteuil est quadrillé par les forces de l’ordre. François Fillon et Brice Hortefeux y sont attendus pour inaugurer la mosquée al-Ihsan. Cet ancien bâtiment industriel a été transformé grâce aux dons des fidèles, en grande mosquée. “On organise une inauguration pour la communauté d’Argenteuil, mais là ce n’est pas pour nous, c’est pour les VIP”, se plaint Hamid, tenu à l’écart avec d’autres habitants et fidèles. A 10 h 30, le Premier ministre arrive. Le ministre de l’Intérieur, lui, ne viendra jamais. “Il vient d’être condamné pour injure raciale, il sait qu’il n’est pas le bienvenu”, confie un jeune. Les membres du collectif Vérité et justice pour Ali Ziri, un retraité algérien décédé en 2009 après avoir été interpellé par la police à Argenteuil, espéraient eux aussi le croiser, alors que, dans cette affaire, la Commission nationale de déontologie de la sécurité à rendu un rapport accablant pour les forces de l’ordre.
A cette colère s’oppose la joie des 800 invités
Dalil Boubakeur, recteur de la mosquée de Paris, demande que soit doublée la superficie des lieux de prière en France. François Fillon promet leur augmentation, comme celle descarrés confessionnels dans les cimetières, et il annonce le renforcement de la formation des imams sur le territoire national. Concernant le niqab – un débat parlementaire doit se tenir le 6 juillet – le Premier ministre est resté ferme et a terminé son discours en appelant les musulmans “à faire gagner l’intelligence contre l’obscurantisme”.
































