Le vote solennel du texte est-il un coup d’arrêt aux combats des anti-Hadopi ?
Cela dépendra de la nature du texte. Si le gouvernement se met à réprimer dans un contexte de crise qui nécessiterait des lois plus douces, il est sûr que la mobilisation va s’amplifier. De plus, il faut noter que ce projet de loi brille par la disproportion entre les sommes détournées et les sanctions encourues.
Que pensez-vous de la licence globale ?
C’est la suite logique de la loi Hadopi. Il y a quelques jours, Pascal Nègre (PDG d’Universal Music) évoquait un abonnement mensuel avoisinant les 7 euros, permettant d’accéder au catalogue du label. On prend donc le chemin de la licence globale, mais au profit des labels, non des artistes.
Vous doutez de l’application réelle d’Hadopi ?
Outre la disproportion des amendes, la coupure d’Internet me semble impossible. Les gens manifesteront, saisiront les associations de défense des droits de l’homme... Et cette loi est liberticide, car elle sous-entend la mise en place d’un système de surveillance généralisée.



































