Des mois que l'on n'avait plus entendu parler de Kim Dotcom. À croire que le fondateur de MegaUpload se complaîsait dans l'ombre de sa cellule néo-zélandaise... Mais ça, c'était seulement jusqu'à lundi, et deux tweets qui ont mis le web en effervescence. Et pour cause, puisque l'un annonce (indirectement) le retour de MegaUpload, fermé en janvier par les autorités américaines (pour "conspiration de racket", "conspiration de violation de copyright" et "conspiration de blanchiment d'argent"), et l'autre le lancement de MegaBox, un nouveau service qui devrait permettre aux artistes d'empocher 90% du prix de vente de leur musique sur Internet. Oui, rien que ça.
"Je sais ce que vous attendez tous. Ça sort cette année, promis. Plus grand, plus fort, plus rapide, 100% sûr, et on ne pourra pas l'arrêter", a-t-il d'abord écrit, donnant ainsi corps aux rumeurs insistantes faisant état d'un possible retour de ce qui est resté la plus célèbre des plateformes de téléchargement. Avant d'embrayer : "Et oui, MegaBox arrive aussi cette année." Service dont il avait déjà expliqué le concept (une sorte de déclinaison d'iTunes, mais tout à la faveur des artistes) dans une chronique mise en ligne sur le site TorrentFreak. Et qui doit ravir d'avance les patrons de maison de disque...
"Allez-vous voter pour Barack Obama ?"
Cette sortie, tout en optimisme présomptueux (le retour de MegaUpload reste hautement hypothétique), du fondateur de la société Mega n'est toutefois pas si étonnante que cela. Le vent judiciaire semble en effet tourner actuellement en sa faveur. Fin juin, les tribunaux néo-zélandais ont d'abord estimé que la perquisition de son fastueux manoir néo-zélandais et la saisie de données informatiques sur place pour les envoyer au FBI étaient tout à fait illégales. Avant que l'audience en vue de son extradition aux Etats-Unis soit repoussée à mars 2013, puis qu'une demande d'annulation de la procédure soit déposée aux Etats-Unis par ses avocats, qui assurent que MegaUpload n'y a jamais eu d'adresse...
Il n'en fallait évidemment pas plus pour que le patron mégalomane reprenne du poil de la bête, et se remette à rouler des mécaniques comme du temps de sa splendeur. On a ainsi récemment pu l'apercevoir dans une vidéo où il tacle sèchement Barack Obama, lançant notamment : "Le gouvernement américain a déclaré la guerre à Internet. Des millions d'utilisateurs de MegaUpload attendent qu'on leur rende leurs fichiers. Si MegaUpload n'est pas remis en ligne d'ici le 1er novembre, allez-vous voter pour Barack Obama ?"
Et, si personne n'a encore cédé au chantage, il faut cependant bien se rappeler que le bonhomme compte de nombreux soutiens de par le monde, et plus particulièrement aux Etats-Unis, où certains croient savoir que c'est bien son projet de s'attaquer aux maisons de disque qui a précipité son arrestation, et certainement pas une croisade au nom du sacro-saint droit d'auteur. Un clip en hommage au site fraîchement disparu avait même été mis en ligne dès décembre 2011. Y apparraissaient, entre autres, Alicia Keys, Puff Daddy, Will.I.Am, Snoop Dogg, Chris Brown, Kanye West, Lil John ou Mary J.Blidge, pour clamer haut et fort leur utilisation de MegaUpload.





























