Le show d'Apple est désormais bien rôdé : fuites savamment orchestrées, conférence de presse dans un endroit hype de San Francisco, menée par un Steve Jobs vêtu de son traditionnel trois-pièces "jean-basket-col roulé noir". Et comme à son habitude, le patron d’Apple, élu il y a quelques jours à peine meilleur patron du monde, a dévoilé la dernière petite merveille de la marque à la pomme, l’iPad, qui devrait sans doute révolutionner notre manière de lire.

Car Apple a pris la fâcheuse habitude, depuis le retour de son emblématique patron en 1997, de changer radicalement notre rapport à la high-tech : avec l’iMac tout d’abord, premier ordinateur pensé pour surfer sur Internet. Avec l’iPod ensuite, qui a peu ou prou redéfini l’industrie musicale. Avec l’iPhone enfin, qui a fait entrer le monde dans l’ère du smartphone et du tactile.

Mais Apple doit également son succès à un marketing captif hors normes : sa plateforme de téléchargement propriétaire iTunes compte aujourd’hui plus de 125 millions d’utilisateurs qui ont effectué 12 milliards de téléchargements. Et il existe déjà plus de 140 000 applications pour iPhone, qui ont été téléchargées plus de 3 milliards de fois. Bien sûr, Steve Jobs n’aurait pas pris le risque de présenter l’iPad sans l’accompagner de sa bibliothèque virtuelle, l’iBookstore. Une réponse au Kindle d'Amazon.

Grâce à ce savant mélange d’innovation, de marketing et de glamour, Apple a vu son bénéfice bondir de 49% au premier trimestre de son exercice fiscal, à 3,378 milliards de dollars, et son chiffre d’affaires dépasser pour la première fois les 50 milliards de dollars en rythme annualisé. Une performance "surprenante", de l’aveu même de son PDG. Une surprise tout en maîtrise.

Revivez la présentation de l'iPad comme si vous étiez en direct

Les caractéristiques détaillées de l'iPad sur le site d'Apple