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13-03-2008 Metrofrance.com
Euthanasie: le débat des metronautes
La mort de Chantal Sébire, défigurée par une maladie incurable, relance le débat éthique et juridique sur l’euthanasie. De très nombreux metronautes nous ont déjà fait part de leurs sensibilités, avis, réflexions. Et vous, qu'en pensez-vous ?
Vos avis, réflexions, critiques, commentaires...
Bonjour,
Je souhaite réagir par rapport à l'article "Clara veut mourir" du 2 avril rédigé par Alexandra Bogaert.
Ma fille de 17 ans est atteint elle aussi de la maladie de l'Elhers Danlos grade sévère.
Elle ne peut plus ecrire et a subit plusieurs opérations. Oui c'est une maladie évolutive, oui c'est une maladie qui provoque des douleurs.
Mais elle garde le sourire et veut vivre, même si par période elle a besoin d'aide. Elle souffre depuis l'âge de 4 ans et elle vous donne très souvent des leçons de courage.
Je pense que dans le débat de l'euthanasie il faut remettre les choses à leurs places.
Des milliers de gens veulent survivre et vivre, alors qu'ils sont en attente de greffes, en dyalise, ou qui se battent contre un cancer ou autres maladies.
Il faut que les professions médicales soient consciente de l'impacte qu'ils peuvent avoir sur les personnes malades. Nous avons besoin d'accompagnement dans la douleur, et d'aide psychologique. Si ces deux données sont manquantes, nous arrivons sur des débats extrêmes.
Il faut avoir du respect pour les décisions de chacun, mais pensons à ceux qui se battent pour vivre au lieu de mourir.
Merci de votre attention.
Valérie et David
Je suis pour l'Euthanasie active.
Je suis membre de l'ADMD
Monique Novaro (69 ans), Marseille
Chacun se prend pour un demi Dieu capable et en droit de dire que tuer peut s'avérer acceptable?! Je suis scandalisée par la violence des propos des pros Euthanasie. La vie la mort, la dignité. Je crois surtout qu'il faut arrêter la médiatisation à outrance qui choque et qui ne permetra pas une réflexion sereine sur le sujet. On cherche à banaliser un acte qui ne l'est pas, même si cela est difficile à accepter dans une société où l'on prévoit et décide de la date d'une naissance, NON on ne peut décemment pas continuer à croire tout contrôler et la loi Leonetti me paraît respecter l'être humain et lui accorder la possibilité d'une délivrance face à la souffrance. Un medecin ne peut pas interpreter le sermont d'Hypocrate à sa guise. Soulager n'est pas tuer! Assumer son renoncement et se suicider est un véritable acte de courage, tendre un révolver et attendre qu'on vous tue... c'est inconcevable pour moi de faire subir ça à quelqu'un! Pourquoi cela vous paraît-il une évidence?
Emilie (24 ans)
Quand la vie semble insupportable, quelle tristesse de devoir mettre fin à sa vie à la sauvette, presque comme un coupable, avec l'incertitude technique de l'acte. Et quelle tristesse et quelle souffrance pour tous ceux qui le voudraient mais n'ont plus la capacité physique de le faire. De même pour tous ceux pour lesquels on pratique l'euthanasie passive (permise actuellement en France) et qui souffrent parfois de longues journées, d'épuisement, de soif, d'asphyxie avant de rendre leur dernier soupir. Certains au nom d'une conception plus mystique qu'humaniste justifient ce qui est pour moi une "barbarisation" de la fin de vie.
Je pense que l'homme est entièrement responsable de sa vie et peut donc choisir d'y mettre un terme si celle-ci ne lui semble plus digne d'être vécue. Il doit pouvoir le faire paisiblement entouré par ses proches, avec l'aide technique de spécialistes ou le décider à l'avance en cas de perte de conscience possible. A noter que parmi les personnes qui prennent contact avec les centres de fin de vie en Suisse, seulement 13% passent à l'acte. Parmi les autres, beaucoup disent se sentir rassurer de pouvoir à tout moment faire appel à cette ultime éventualité
A tous je souhaite une longue et merveilleuse vie, mais aussi une fin sereine et apaisée et que chacun puisse éventuellement choisir sa date de "sortie".
Jean Pierre Simon (63 ans), Rennes
Je n'ai qu'une chose à dire au risque de paraître vulgaire . QUE LA JUSTICE FICHE LA PAIX AUX ENFANTS DE CETTE DAME ET QU'ILS PUISSENT FAIRE LEUR DEUIL TRANQUILLEMENT. Quand leur mère a sollicité le P de la R et la justice, ils n'ont pas voulu se mouiller. Quelque soit la manière dont elle est partie, elle ne souffre plus.
Christiana Nebor
Je suis pour l'euthanasie mais a etudier au cas par cas le cas de Mme SEBIRE aurait du etre etudie depuis fort longtemps vu son etat de santé qui se degradait de jour en jour ( d'apres la presse) et cette brave DAME devait souffrir qu'aucun medicament n'ai le pouvoir de la soulagée je pense qu'un decret devrait " naitre" pour nommer un comité de medecins pour etudier les cas de certains malades
Robert Cohen (60 ans), Sarcelles
Bonjour,
Voila j'écris rarement sur des des sujets trouvé en surfant sur le net ... Mais la j'aimerais donner mon avis !!!
Cette réponse vien entierement de moi et de mon vécu , Mes parents sont décédé recament d'un cancer, donc un qui as duré 10ans ... celui de ma méré elle c'est toujours batus pour vivre ,mais arrivé à 10 ans de maladie et une dégradation de tous les membre vital avec d'horrible souffrance , tant phisique que moral, ainsi que le cancer qui à emporté tres rapidement mon père avec , à la fin, des soufrances inhumaine.
comment pouvons nous suporter ça !!!! nous et ces personne ,qui meurent, soufront et que attendre la mort , quelle vienne chercher notre ètre aimé, et une chose insuportable !!!!
Vous l'aurais compris !!! Je suis à 300% pour l'eutanasie, dans un monde ou l'on ne tue plus les tueurs, violeurs, pédophile, c'est gens qui enlèvent des vies sainnes, on refuse à des gens, avec une vie de soufrance derriere eux, le droit à une mort digne et noble .....
Sebastien (26 ans)
Plusieurs personnes disaient :"mais pourquoi ne se suicide-t-elle pas ???" bah voilà : elle l'a fait.
Mais avant cela, Mme Sébire a eu le courage d'alerter la justice, les media et les français sur une question essentielle : que faire quand la douleur pèse plus lourd que l'amour de ses proches et l'envie de vivre ?
Des centres antidouleurs ont été créés ces derniers années, des énormes progrès de prise en charge des patients ont été accomplis. Mais là, quand la douleur est trop importante, tout à coup il n'y a plus rien. Pas de solution. Néant total. Souffrez en silence, cachez-vous. Eventuellement on vous laisse une des rares places disponibles en soins palliatifs, mais surtout ne nous rappelez pas l'impuissance de la médecine et de la justice face à cette problématique "je souffre trop pour avoir encore envie de vivre".
La justice en n'aidant pas Chantal Sébire à mourir a complètement nié l'ampleur de sa douleur, de sa désespérance. Dommage. Mais vraiment je tire mon chapeau à cette femme qui a eu un courage incroyable.
Combien, et je ne les en blame pas, n'ont pas osé faire part de leur désespoir et sont partis doucement, discrètement ? Vous les médecins, combien de suicides de malades incurables taisez-vous ? Pourrait-on avoir un chiffre ? Non. Surtout ne pas compter. Ce serait avouer notre impuissance.
A toutes ces considérations terrestres, on ajoute une petite couche de Dieu, ça fait toujours plus sage et ça donne bonne conscience : "elle souffre mais la prière va la sauver". Euh je crains que non, désolée de mettre les pieds dans le bénitier. Face à des milliers d'heures de souffrance ON NE PEUT PAS dire à un malade "pense à Jésus (ou à qui que ce soit), ça va te sauver". Le malade il fait ce qu'il peut, il se raccroche à ce qu'il peut, mais il n'a pas choisi de devenir un martyr !!!!!!!! Il n'y a aucune croyance miracle. Juste la volonté et l'amour.
Je calme ma colère pour lancer un message à la famille de Chantal :
- Sortez le champagne,
- Soyez heureux,
- Profitez de la vie,
- Pensez à Chantal à chaque moment de bonheur que vous vivrez plus tard.
- Soyez fiers d'elle et de vous.
- Retrouvez la sérénité après ces années de combat à ces côtés.
- Prenez soin de vous.
Ce soir je trinquerai à votre sérénité retrouvée à tous
A ceux qui restent sceptiques, je livre un court extrait du journal que tenait ma maman, écrit la 10ème et dernière année de lutte qu'elle a livrée contre le cancer :
« Très fatiguée ; très mal au corps et psychologiquement ; moral : l’horreur, le fond du fond du gouffre ; j’attends la fin avec une grande impatience ».
Ma maman avait 53 ans quand elle est morte. C'était le 21 mai 2006. Le lendemain de mon mariage. J'étais enceinte de 6 mois.
Je souhaite beaucoup de courage, de bonheur et de sérénité à ceux qui souffrent et à leurs proches.
Je souhaite à ceux qui ne souffrent pas de trouver assez de compréhension au fond de leur coeur pour compatir et aider ceux qui souffrent, ne serait-ce qu'en acceptant de les regarder en face et en ne niant pas leur douleur.
Caroline J (32 ans), Boulogne
Quand une personne peut s'exprimer sa volonté (quelque soit le moyen), pourquoi ne pas respecter son désir? Qui sont ces personnes qui font les lois pour se permettre de dire que même si elle souffre, "c'est pas grave!!" "Faut lutter!!" ??? On voit bien qu'ils ne savent pas combien c'est difficile pour les personnes malades (entre la douleur, les symptômes ...) de se persuader que la vie est belle alors que ces mêmes personnes savent qu'elles sont condamnées. Laissons-les choisir et aidons-les à réussir correctement leur mort. On peut au moins respecter leur dernière volonté. Et si les médecins "doivent défendre la vie", que ça soit quelqu'un d'autre qui donnent la fameuse "substance" ne doit pas être un problème.
Fiona (21 ans), Sevran
J'espère qu'elle est partie comme elle le souhaitait car j'ai été écoeurée par les propos d'une certaine femme politique.Reposez en paix dorénavant chère Chantal, vous en avez bien le droit après autant de souffrances et de courage.
Elodie (23 ans)
Je trouve egoiste la reaction des gens. Cette femme etait tres belle, c est horrible la transformation. Elle avait beaucoup maigrie, souffrait surtout , etait lucide. Elle le reclamait elle meme . Un medecin devrait etre autorisee de l'aider a partir en Suisse. Cela se fait. Ils sonts moins hypocrites que nous.
Martine Goubier (55 ans), Nice
Concernant un sujet aussi sensible et passionnel que celui de la triste fin de Chantal Sébire, soyez précis dans vos articles. Chaque mot a son importance. Encore dans la une de ce jour, vous dîtes qu’elle était atteinte d’une maladie incurable, ce qui est inexact. Paradoxalement, au début de sa maladie, Madame Sébire aurait refusé des opérations qui aurait pu la guérir mais qui pouvaient aussi la tuer …
Paul Chalvet (37 ans), Ormesson
Chantal,La mort c'est pas marrant.
Les dieux du ciel qui vont t'accueillir sont moins stupides et mauvais que les humains. Sur cette terre, la mort est encore un sujet tabou dont on parle avec méfiance, une sourde angoisse au ventre. Pourtant la mort est l'aboutissement de toute vie et de toute souffrance.
Tu as porté ta souffrance devant le tribunal des humains qui se replient lâchement derrière la loi derrière laquelle encore se cache la morale judéo-chrétienne. Mais cette morale est une invention de l'homme, pas d'un Dieu quelconque...
Ton visage rempli de son atroce souffrance portait les stigmates de l'indifférence étatique. Tu as voulu choisir ta mort mais aujourd'hui, c'est elle qui t'a choisi pour te délivrer.
Ton combat m'inspire le respect car tu l'as mené avec une admirable conviction et une solidité morale exceptionnelle.
Les choses bougeront et d'autres en profiteront grâce à toi.
Bon voyage Chantal Sébire et qu'un ange inspiré pose un baiser sur ton visage revenu
kao (50 ans), Lyon
Cette dame a choisi de mourir comme elle le voulait (si cela est le cas nous ne le savons pas encore) alors respectons son choix. Sa vie n'appartenait ni à la société ni à l'église. Je pense qu'il n'est pas neccessaire de laisser souffrir les malades, alors qu'ils ne demandent qu'à mourir ou de les gaver de médicaments (ce qui d'ailleurs représente un coût non négligeable pour la sécu) alors que l'on sait qu'à brève échéance la mort sera innévitable. Alors dans ce pays apprenons a respecter la vie privée de chacun et laissons le libre choix à chacun de finir sa vie comme il le souhaite et à la france de faire comme ses voisins :autoriser le suicide assisté mais il faut du courage et la volonté pour le faire nos politiques en ont-ils ???
Maurice
Cette femme ne souffre plus (enfin !) et sa famille ne la verra plus souffrir. C'était son choix. Les pouvoirs publics sont hypocrites. La souffrance et la déchéance sont terribles à la fois pour celle ou celui qui la subit au quotidien, mais aussi pour l'entourage. Il est plus que temps d'avancer sur ce dossier "brûlant" qu'est l'euthanasie, même si cela dérange les conscience et l'ordre établi. J'espère qu'on ne va pas ennuyer la famille pour essayer de percer le mystère du décès de cette pauvre femme très courageuse. Laissons-la reposer en paix et laissons son entourage faire leur deuil. Peu importe de savoir le pourquoi, l'essentiel c'est que l'horreur se soit enfin arrêté. Sincères condoléances et bravo Madame pour votre courage et votre humilité.
Yoyo (39 ans), Bondy
C'est impensable de ne pas autoriser l'euthanasie dans les cas de souffrance sans aucune chance de guerison. Les animaux on cet avantage sur nous. On a du coeur pour eux et pas pour les humains.
Valerie Mahieu (43 ans), Villeparisis
Il faut que chacun puisse decidé d'arreter de souffrir et de mettre fin au mal qu'il endure. Cette decision, n'appartient pas aux politiques. Parler c'est bien mais de souffrir c'est trop dur. ,Je suis pour le choix de mettre fin a la souffrance avec bien sur un garde fou, medecin de famille et bien sur les accords de la famille.
Roland Danan (54 ans), Paris
Repose t'elle vraiment en paix ? J'ai suivi le cas de Madame Sebire depuis le début. J'ai vu la souffrance de cette personne mais également sa dignité. Je m'imagine également dans quel état vivait ses enfants qui voyaient l'état de leur maman se dégrader de jour en jour. J'ai honte pour la réponse de certains politiciens français à part Monsieur Bernard Kouchner qui a trouvé hier les mots justes mais malheureusement je pense que c'était déjà trop tard pour Madame Sebire.
Agnes Durr (56 ans), KINGERSHEIM
Nous les hommes n'avont pas peur d'envoyer des jeunes en pleine santé se fairent tuer dans des guerres absurdes de religions,mais nous ne sommes pas capables de montrer un peu de respect et d'humanité à une personne en detresse.Quand je vois toutes ces ingratitudes,je peux qu'avoir honte d'etre française,ce grand pays des droits de l'homme!!!!!!!mais qui ne respecte pas l'homme.
Genevieve Plaze (64 ans), Gueret
Chacun sait qu'une exception deviendrait quasi automatiquement la porte ouverte à la légalisation de l'euthanasie. On ne peut que plaindre cette malheureuse femme, mais accéder à sa demande serait considéré, hélas, comme une exécution. Courage et bonne chance, chère madame........
Antoine SEILHES (70 ans), Le Havre
Pour n'avoir pas "plu" à ma 1ère responsable sociale, elle m'a pressurisée alors même que j'étais enceinte, en contrat. Ayant passé le concours pour être stagiairisée, l'ayant réussi sans consteste... Je me pensais enfin à l'abri de ses piques. Mais elle a continué en ne me stagiairisant sous la pression de mes collègues, qu'à la veille de mon congé de maternité obligatoire.
Elle s'est autorisée ensuite à me harceler au plan personnel en se servant de collègues "zélées" je venais d'accoucher pour être ensuite dirigée vers un service qui dysfonctionnait où les travailleurs sociaux ont été de façon claire et répétée, démolis.J'ai "tenu" un peu plus longtemps que les autres. Après des alertes à ma hiérarchie, les syndicats... Ces "supérieures" ont quitté le département et moi on m'a "jetée" pour mon "incompétence" décrite par ces mêmes supérieures qui sont allés sévir ailleurs. Tout le monde sait et feint d'ignorer... sur fond de suicides que l'on masque sous d'hypocrites condoléances !
Emilie Kermor (44 ans), Cambrai
Etudiant en médecine j'ai été choqué par les lettres de certaines personnes. Droit de mourir pour les patients signifie devoir de tuer pour le médecin. Comment pouvez-vous demander ça ? Si on légifère, combien d'années d'étude ? quelle salaire ? La vie vaut-elle d'être vécue avec Alzheimer ou la trisomie 21 ?
Nul n'est censé ignorer la loi mais peu la connaissent. La loi Leonetti, ça vous dit quelque chose ? Un médecin doit tout faire pour soulager la souffrance, il y a des médicaments pour ça même s'il peuvent avoir pour effet secondaire d'abréger la vie. Un médecin est un soignant, pas un tueur ! Ce n'est pas comme que j'envisage ce métier.
Quelqu'un tente de se suicider devant vous, vous le sauvez, non ? Peut-être souffre-t-il énormément. On peut diminuer la souffrance, la faire disparaître mais la mort, on ne peut plus rien y changer.
Légiférer sur l'euthanasie serait la plus grosse bêtise possible. Tous ces malades sont des cas particuliers, une loi en ferait une généralité.
Titi
Je trouve notre société très hypocrite sur ce sujet. Je considère que nous sommes libres de choisir, dans le cas de cette femme qui au delà de son physique souffre atrocement de sa maladie il faut accepter son désir de mourir. Lorsque Mme Boutin ose dire que ce n'est pas la beauté qui compte et que l'on a pas besoin d'être belle pour avoir l'amour des autres, je suis outrée pas ses propos car cette dame n'a vraiment rien compris! elle a de l'amour, de la tendresse autour d'elle, là n'est pas le problème, le problème est qu'elle endure des souffrances qu'elle ne supporte plus. Je lui conseille, devant le refus de sa requête d'aller en Suisse, là-bas on a tout compris!!!!!
Bonjour, j'ai le regret de vous dire que je dit OUI à l'euthanasie, mieux faut mourir que souffrir sans avoir l'espoir de guérisson.
Et que la loi s'applique humainement.
Cordialement.
Je trouve normal que des personnes malades sans espoir d'etre sauvées puissent avoir recours à une aide pour partir dans la dignité.
Nous souhaiterions que les médias puissent traiter le sujet de l’euthanasie dans sa globalité et non de manière partielle comme à l’heure actuelle.
En effet des personnes demandent une aide pour quitter ce monde dignement et ne l’obtiennent pas et d’autres qui ne demandent rien partent sous couvert de médication hypocrite, il y a là un non sens qu’ il est important et nécessaire d’aborder afin que cette hypocrisie soit une bonne fois pour toute débattue.
Ceux qui demandent à partir restent en ce bas monde, ceux qui ne demandent rien se retrouvent dans l’autre monde
En tant que parents d’un enfant de 16 ans parti dans l’autre monde des suites d’un cancer, nous souhaiterions apporter notre témoignage sur l’envers du décor qui n’est pas un cas isolé car depuis la sortie du récit qui relate la fin de vie inadmissible de notre fils, nous recevons de la part de parents des messages sur des vécus identiques.
Résumé des faits :
Notre fils à l’âge de 13 ans a été suivi pour son cancer « Maladie d’Hodgkin, tumeur des ganglions lymphatiques », pendant 33 mois de mars 2002 à décembre 2004, dans un établissement de renom, nous étions donc en totale confiance sur les traitements qu’il allait recevoir.
Malheureusement les choses ne sont pas déroulées comme nous l’imaginions quant à l’excellence des soins et la transparence des traitements.
En effet nous passerons ici sur tous les dysfonctionnements avérés dont notre fils a souffert et qui sont tout de même alarmants, inadmissibles dans ce type d’établissement.
Nous nous focaliserons ici sur sa fin de vie :
Difficile ici de dresser le constat d’un déni, d’un abandon, non pas des infirmières qui ont été admirables, mais du médecin référent et du chef de service eux savaient que notre fils n’avaient que quelques jours à vivre, ils ont trahis notre fils, comme ils nous ont trahis.
Pourquoi nous avoir caché les choses ?
La veille de son départ, le médecin référent plutôt que de nous réunir ensemble ma femme et moi et nous dire la vérité, nous a reçu séparément pour évoquer l’administration d’un sédatif (hypnovel) pour éviter à notre fils des angoisses pendant la nuit, en précisant que ce sédatif allait couper la communication, mais dès l’arrêt de ce produit il pourrait à nouveau communiquer normalement.
Qu’un point serait fait le matin pour décider de la poursuite où de l’arrêt de ce produit.
Nous n’avons jamais compris pourquoi , car notre fils n’avait à ce moment là aucune angoisse
La suite fut toute autre , notre fils devait passer une bonne nuit, c’est une nuit éternelle qui s’est présenté à lui.
En effet alors que notre fils était sous perfusion de Morphine et de Rivotril, alors que nous évoquions avec lui la mise en place de l’Internet sans fil, vers 23 heures une infirmière est venue mettre en œuvre la seringue contenant le sédatif.
Une heure après il commencera à somnoler et pendant plus de 5 heures il s’est battu contre des démons, nous pensions que la température était à l’origine de ce cauchemar et vers 6 heures du matin il s’est endormi enfin, c’est que nous pensions…..
Vers 11heures du matin, une autre seringue a été installée, sans que nous soyons informés, plutôt sans informer sa mère puisque je m’étais absenté pour accompagner notre fille chez des amis pour passer la journée.
Lorsque je suis revenu notre fils était parti dans l’autre monde, je n’ai pu lui dire « AU REVOIR », nous n ‘avons pu avec sa mère lui dire « AU REVOIR », nous n’avons pu l’accompagner en toute connaissance et cela est inhumain….
A partir de cet instant plus personne, l’abandon, plus de nouvelle du médecin référent, du chef de service, le déni, le déni total….
Nous nous sommes retrouvés, au funérarium de cet établissement, seuls terriblement seuls.
Aucun entretien avec son médecin référent, pas de nouvelle du chef de service, aucun soutien d’un psychologue pour notre fille et nous.
Notre fils est parti pour toujours dans des conditions inadmissibles, inexcusables, nous aurions tant voulu l’accompagner dans l’amour, avec autour de lui toutes les personnes qu’il aimait et qui l’aimaient…..
Cette façon de partir est indigne, inhumaine car de ce fait la maladie ne part pas avec l’être cher mais continue son travail de démolition auprès de ceux qui restent et qui doivent survivre avec ses éternelles images. Les médecins ont décidé seuls du départ de notre fils….
Voilà pourquoi depuis sa disparition nous nous battons, pour que la fin de vie d’un être cher lorsque celui-ci est condamné ne se fasse dans la souffrance, l’hypocrisie et le déni mais dans la dignité, le respect de celui qui part.
Notre fils à livré son corps à la science en toute confiance pendant 33 mois, ils auraient pu lui permettre de partir proprement entouré de tous les siens.
4 mois après le départ de notre fils la loi léonetti a été voté et permet donc sous couvert de calmer des souffrances et des angoisses d'avancer l'heure du départ pour les patients mais seront-ils informés ces pauvres patients, pas toujours malheureusement.
Une caste se protège, loi léonetti rime avec hypocrisie.
Que l'être humain survivant soit entendu
Moi je suis pour dans le cas où la personne ne peut pas elle-même faire quoi que ce soit pour attenter à sa vie, mais dans le cas présent de Mme Chantal Sébire, elle est contre le suicide mais demande à ce qu'on le fasse à sa place. N'est-ce pas un suicide déguisé ?
Encore une fois le débat sur l'euthanasie est relancé ! Mais j'avoue que je ne comprends pas cette femme, qui souffre certes mais qui a une position un peu surprenante. Elle est contre le suicide et demande à ce qu'on l'aide à mourir. Par ailleurs elle souffre mais refuse d'augmenter les doses de morphine. Dans ce cas, je suis désolé mais on ne peut plus rien pour elle en effet. Si vraiment elle veut en finir qu'elle se suicide... si elle en a la force et le courage. On ne peut tout de même pas la suicider.Ce serait trop facile finalement.
Pourquoi l'aider ? N'a-t-elle pas le courage d'en finir elle-même?
"Le monde médical, les pouvoirs publics ne peuvent promouvoir l'euthanasie active quelle que soit la gravité de la maladie", a ainsi déclaré la ministre de la santé, Roselyne Bachelot.
Il faut donc croire que les vétérinaires ne font pas partie de ce monde médical, vu que pour eux l'euthanasie est fréquente pour les "patients" en difficultés, pour ne pas dire qu'elle est même obligatoire suite à des décisions de justice (voir affaire SPA Haguenau par exemple)
et si je comprends bien nos ministres, les Suisses ne seraient que des animaux, vu que l'euthanasie assistée est légale chez eux... même pour les humains !!!!
Mon sujet n' est pas de chercher à enfreindre la loi, mais de la contourner.
Suite à la demande formelle du malade, 3 médecins ou infirmier(e)s préparent simultanément 3 injections dans 3 seringues. Une seule contient le poison.
Si le malade est conscient, il appuie lui même sur les seringues par l' intermédiaire d' un appareil électrique.
S' il est hors d'état de le faire lui-même, les 3 médecins injectent les seringues.
Quel juge ira les condamner ?
Quand la vie est devenue une souffrance intolérable, il serai juste de pouvoir y mettre un terme, si c'est notre choix.
Certaines personnes objectent que si l'on autorise l'euthanasie, cela permettrai des dérives, qu'il n'y ai pas de loi n'empêche nullement les dérives. Mais pour le moment pour aider leurs patients certains médecins sont obligés d'enfreindre la loi, car il n'existe aucune solution légale.
Notre vie nous appartient et la mort fait partie de la vie. Si un jour, je suis confrontée à cette situation, j'aimerai avoir le choix et si le suicide ne m'est pas accessible, j'aimerai que l'on puisse m'aider légalement.
Madame,
Je ne sais si le hasard vous fera prendre connaissance de ce message...
Je tenais à vous faire part de mon admiration pour votre courage, et de ma modeste mais sincère compassion à votre égard.
Quel cran il a du vous falloir pour exposer votre souffrance aux yeux de tous ! Quelles souffrances vous avez du traverser pour ne plus vouloir continuer. Peut-être répondrez-vous à cela "quand on est au bout, on est prêt à tout, sauf à continuer à souffrir".
Quelle injustice que la justice française qui interdit de droit de mourir dans la dignité à un malade incurable !
A contrario, un meurtrier américain condamné à mort à droit à plus d'égard que vous !!
Bien entendu un médecin est là au service de la vie et doit tout faire pour mener à la guérison. Mais vivre pour souffrir est-il réellement vivre ?
J'imagine que votre histoire a changé votre vie, mais aussi celle de votre famille ; qu'elle a fait de vous et de vos proches des personnes qui n'attendent plus le lendemain pour se prouver leur attachement et leur amour.
Mais je suis certaine que leur amour pour vous est si grand qu'ils comprennent votre démarche.
Ma maman s'est battue pendant 10 ans contre le cancer. Son corps était épuisée les dernières années. Elle avait refusé de continuer les chimio qui détraquaient encore plus son organisme et réduisaient ses journées à quelques heures d'éveil marquées par des souffrances sans relache. Un beau jour, un enième examen lors d'un enième séjour à l'hopital a découvert une tumeur dans le cerveau. Le médecin lui a donné une estimation de 6 mois à vivre. Ce jour là, ma maman a pleuré de joie. Enfin le bout du tunnel était en vue. Elle a tout de même tenu 1 an, ralant après son médecin qui avait "promis" 6 mois. Et moi, sa fille unique, j'étais à la fois très attristée de ce compte à rebours, mais aussi soulagée et réellement heureuse de savoir que la fin de la décrépitude corporelle inévitable de ma maman allait enfin atteindre le mot FIN et OUF.
Chaque cas est différent, l'histoire de ma maman est unique, et la vôtre aussi. Mais les similitudes dans l'absence totale de compassion sont flagrantes.
Quand on est en bonne santé, que tout semble simple, on ne peut en aucun cas imaginé un dizième de ce que vous endurez. Le regard des autres, l'horreur des miroirs, la souffrance et la certitude de n'avoir aucun espoir d'amélioration. Dans la balance, l'amour de vos proches fini par être trop léger, aussi précieux soit-il.
Je n'ai aucune pitié pour vous, mais je vous redis toute ma compassion.
Je vous remercie pour votre courage, votre leçon d'humanité, d'humilité.
Je souhaite que la justice et les médecins vous aident dans votre démarche à retrouver la sérénité et l'absence de souffrance.
Je souhaite que votre démarche soit un exemple pour les futurs incurables. Que les médecins n'oublient pas qu'ils ne sont pas Dieu. Qu'ils sont juste des humains qui tentent d'alléger les souffrances d'autres humains.
Bon courage à vous et à vos proches et plein de bonheur à vos enfants.
J'ai de la symapthie pour Chantal et ne me souhaite d'avoir à affronter ses problèmes.
Néanmoins, pourquoi s'obstine-t-elle à vouloir légaliser le meurtre assisté ? Pourquoi veut-elle que la société mette en place un service d'aide au suicide ? Car une fois une telle loi votée, chacun voudra que ces services soient disponibles près de chez eux pour pouvoir mourir "en toute dignité".
Je ne vois pas de choix possible pour elle, tant qu'elle voudra mourir sans se suicider.
C'est dramatique, tout comme ce matraquage médiatique... "pour faire avancer la loi".
Bonjour, il faut regarder la réalité en face. La douleur de cette femme ? j'entends dire, oui mais c'est un meutre, ou une aide au suicide!!!
non tout simplement etre humains, moi même atteinte d'une maladie rare, génétique, incurable, progressive et invalidante, je suis favorable à sa demande, et pour moi c'est une forme de courage, que dire de plus, il faut absolument réouvrir le débat sur l'euthanasie et ne plus fermer les yeux prétextant je ne sais quoi, au nom de je ne sais quoi, trop facile, de dire çà ne dépend pas de nous, les médecins et les politiciens, mettez vous d'accord
Personne n'est à la place de Chantal Sebire ni n'endure sa souffrance .Toutefois,il est quand meme particulièrement difficile d'endosser la responsabilité d'oter la vie.Mais pour éviter certaines dérives due à une mauvaise évaluation par les malades de leur état de santé,on devrait créer pour chaque cas une commission à partir de listes preétablies avec des règles strictes à respecter de façon à ce que le malade obtienne une réponse dans un délai raisonnable(pour la commission et pour le malade lui meme )afin de lui éviter ces bagarres,ces angoisses supplémentaires pour implorer la mort et pour que les choses se passent dans un climat de douceur et non passionnel pour le malade et sa famille.De tout coeur avec Madame Sebire et sa famille.
La liberté doit être la règle. Y a t il une différence entre se défénestrer ou se faire écraser par un train et mourir avec une piqûre ?
Par ailleurs la fraternité demande que le maximum de gens aide cette famille.
Aidez Chantal
Quand va-t-on enfin laisser la liberté à cette dame d'absorber un produit qui la fera mourir vite et en douceur, comme elle le souhaite, avec ses enfants près d'elle, sans que ceux-ci soient considérés comme coupables de non-assistance à personne en danger?
Pourquoi la laisser souffrir? Lorsque M. Leonetti ou Mme Rachida Dati lui proposent une euthanasie qui ne dit pas son nom, lente et à l'hôpital: sédation ou mise dans le coma pour qu'elle ne souffre pas, répondent-il à sa question: mourir en paix, chez elle, sans souffrances, avec ses enfants à ses côtés? Evidemment, non, ils s'en moquent, ils méprisent les malades
on ne peut que leur souhaiter qu'un drame aussi horrible leur arrive, à eux, mais comme eux, ils savent comment faire en cachette, cela ne peut pas leur arriver... et ils préfèrent le mensonge et l'hypocrisie. Ils préfèrent l'injustice d'une loi qui ne permet pas à tous la même chose, seuls les puissants ont des droits...
Sarkozy est inhumain de refuser le droit de mourir dans la dignité pour chantal Sébire . Il est aussi ringard que chirac dans le domaine des moeurs . Pas la peine d'attendre quoi que ce soit. Il est aussi ringard que Chirac. Chantal peut bien souffrir , il ne faut surtout froisser l'electorat Boutin Devilliers ...
Cas de conscience
Il est évident que dans certains cas désespéré l'envie d'en terminer est la seule issue et le seul désir des malades. Sarkozy a raison cela dit d'appeler la communauté médicale à tout faire pour sauver cette femme. Les mentalités françaises ne sont pas encore prêtes toutefois à accepter l'euthanasie je pense, dit aussi " suicide assisté "... chaque cas est unique. Difficile de juger et de choisir quand on n'est pas soi-même confronté à ce problème et ce dilemme. C'est un pur cas de conscience et je pense que si le malade, après avoir tout ténté et en accord avec la famille choissisent cette issue, ils devraient pouvoir le faire légalement.
Avis sur l'euthanasie
Totalement pour !
Pour le droit de choisir sa propre mort et le moment,
Pour le droit de mourir dans la dignité,
Pour le droit de choisir qu'un terme soit mis aux souffrances physiques et/ou morales
Contre le droit pour autrui de me refuser ce droit intime
Que ceux qui "veulent le bien d'autrui" s'occupent d'eux-mêmes, de leurs enfants, de leurs parents. Qu'ils ne se permettent pas d'interdire aux autres ce droit fondamental de mourir sans souffrir.
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