Des nouveaux pilotes prometteurs, des favoris revanchards, un règlement technique plus exigeant, un calendrier innovant… La saison 2008 de Formule 1, qui débute ce week-end avec le Grand-Prix d’Australie dimanche à 5 h 30 heure de Paris, marque réellement l’entrée de la discipline dans une nouvelle ère. Celle qui privilégie le show, avec une première : un grand prix urbain en nocturne, le 28 septembre, à Singapour.

Pilotage non assisté
Fini les années 2000 dominées par Ferrari et Schumacher : aujourd’hui, le paddock est renouvelé, les talents sont multiples, les éclosions sont rapides et les monoplaces tendent à s’uniformiser. Idéal pour assurer le spectacle toute la saison.
Le principal changement technique auquel ont dû se plier les écuries est l’instauration d’un boîtier électronique unique. L’ECU (Electronic Control Unit), identique sur toutes les voitures et imposé par la FIA, gère moteur, boîte de vitesses, embrayage, différentiel, etc. De plus en plus proches les unes des autres, les voitures doivent donc, plus que jamais, compter sur le talent de leur pilote pour passer la ligne devant les autres. Par ailleurs, chaque moteur doit toujours tenir deux Grands Prix (- 10 places sur la grille en cas de casse, sauf pour la première), et les boîtes de vitesses doivent désormais servir pour quatre courses, sous peine de perdre cinq places.

Comme l’an passé, les qualifications se dérouleront en trois séances, dont la durée a légèrement changé.

Du talent à la pelle
En clair, les voitures doivent être de plus en plus fiables et endurantes, au détriment de leurs performances pures. Et ce sont donc aux pilotes de faire la différence. Pour cela, on comptera sur une bande de jeunes garçons bourrés de talent, et dont certains commencent à avoir accumulé les tours de piste. Kimi Raikkonen d’abord, le Finlandais champion du monde en titre, qui a enfin été couronné avec Ferrari après deux places de dauphin au volant d’une McLaren. Sans Jean Todt dans le stand, il devra rester à son meilleur niveau pour battre Hamilton, le prodige de McLaren, bêtement déchu du titre lors de la dernière course de 2007, sur fond d’affaire d’espionnage avec la Scuderia.

La reconquête d’Alonso
Fernando Alonso, le plus gros palmarès du plateau (2 titres), de retour chez Renault après ladite affaire chez McLaren, tentera lui de reprendre sa couronne malgré une voiture a priori moins compétitive. Il sera accompagné au sein de l’écurie française de Nelsinho Piquet, le très attendu fils de qui vous savez. Quant à Sébastien Bourdais, le Français quadruple champion de ChampCar qui arrive enfin en F1, il devrait jouer les seconds rôles sur sa Toro-Rosso. Enfin, dans un premier temps.