Elle s’intègre dans la nature, consomme moins d’énergie et ne coûte pas plus cher à construire. La fondation pour la défense du vivant Arca Minore ajoute sa pierre à l’édifice de la construction écologique avec son projet d’habitat bio-économique. Le but de cette initiative, lancée par Pierre-Gilles Bellin, son président fondateur, est d’abord de concevoir un habitat qui soit en harmonie avec la nature.

Questions de prix
Par ses toitures végétalisées, l’intégration d’un mini milieu aquatique, la production d’humus par ses déchets de cuisine et de toilettes… la maison vit en symbiose avec son environnement “au lieu de le rendre stérile”, explique Pierre Gilles Bellin. Sa deuxième réflexion : le prix. “L’habitat est aujourd’hui responsable de près de 50% des émissions de gaz à effet de serre, rappelle Pierre-Gilles Bellin. Il y a urgence à agir avant que la situation ne devienne ingérable.” Pour que le choix de l’habitat écologique puisse être accessible au plus grand nombre, il faut que son prix soit comparable à celui d’une maison conventionnelle. Ce qui est d’ailleurs déjà le cas en Allemagne, par exemple. C’est l’idée de l’habitat bio-économique. Une maison qui ne sera pas seulement plus économe lors de sa gestion (la maison passive produit plus d’énergie qu’elle n’en consomme) mais aussi lors de sa construction. Pierre-Gilles Bellin, financier de formation, construit lui-même le prototype  en Ille-et-Vilaine. Son ambition est d’aboutir à “une maison totalement autosuffisante avec zéro charges et que l’on puisse assembler à environ 750 euros le m2”. En attendant, la Fondation conseiller les pionniers de l’éco-habitat, qui reste peu développé en France, malgré une demande croissante. Pierre-Gilles Bellin met en garde aussi contre ces “entreprises qui profitent de l’engouement” : “Si construire une maison conventionnelle coûte  1 000 euros/m2, il faut refuser tout devis plus cher pour une maison écologique.”