Jean Tiberi a devancé de peu dimanche son adversaire PS, Lyne Cohen-Solal, avec 37,9% des voix contre 34,7%. Bertrand Delanoë avait déclaré en mars que son objectif était de gagner cet arrondissement ancré à droite. Mais le maintien du candidat du Modem, Philippe Meyer (14,3% au premier tour), bouleverse les stratégies des favoris.

Comment abordez-vous le second tour ?
Je suis arrivé en tête au premier tour, de peu. Le second tour sera serré. Bertrand Delanoë a traité avec mépris le Modem en refusant une alliance. Les électeurs trancheront.

Le Ve est un objectif pour Bertrand Delanoë…
Je ne comprends pas pourquoi il s’est fixé cet objectif. N’ai-je pas fait mon devoir ? A-t-on des choses à me reprocher ? Dire qu’il veut gagner le Ve, c’est un peu de la forfanterie, ça n’est pas une bonne conception politique. On ne veut pas gagner pour gagner.

Vous avez été renvoyé en correctionnelle mi-février dans le cadre de l’enquête judiciaire sur les faux électeurs du Ve. Redoutez-vous la sanction électorale ?
La manœuvre de Lyne Cohen-Solal qui consiste à relancer cette affaire, à quelques jours d’un scrutin, est scandaleuse, sans précédent et contraire à la tradition républicaine. Je n’utilise pas ces arguments. Puisque l’occasion se présente, je rappelle que Lyne Cohen-Solal est mise en examen depuis 2004 dans une affaire d’emploi fictif à la mairie de Lille.

Quel regard portez-vous sur les résultats de la droite à Paris ?
Ça n’est pas ce que l’on aurait pu souhaiter mais les résultats sont moins mauvais que ce que certains prédisaient. Il y a des secteurs qui sont en grande difficulté. Il faudra tirer les leçons après le second tour. Jusque-là, il faut se battre pour améliorer les résultats quand on ne peut pas gagner et essayer de gagner quand c’est encore possible, notamment dans le Ve, le Ier ou le XVe.

Dans le VIIIe, François Lebel, dissident UMP et maire sortant, a obtenu un meilleur score que Pierre Lellouche, tête de liste UMP. Ce dernier a décidé de se maintenir malgré tout…
Ces problèmes sont à l’intérieur de la majorité, c’est embêtant, ça fait désordre, mais ça n’est pas grave pour le résultat dans l’arrondissement. Quoi qu’il arrive, le VIIIe restera à droite.

Certains n’hésitent pas à s’en prendre à Françoise de Panafieu, rejetant sur elle les raisons de cet échec…

En 2001, j’ai choisi la voie de l’union. Je pense qu’il faut défendre son camp. Françoise de Panafieu a été désignée. Je l’ai d’abord regretté, puis je l’ai soutenue. Maintenant, il est difficile de savoir si les résultats auraient été différents avec un autre candidat. Toute critique, justifiée ou non, ne me paraît pas opportune. Il faut rester mobilisé.