Il existait déjà les Alcooliques anonymes, se développent désormais des « endettés
anonymes , un peu partout dans le monde. L’obsession des achats a en effet
conduit des personnes à rechercher une aide psychologique, afin de cesser de s’endetter.
Le psychologue Alejandro Alonso Mendoza, qui coordonne l’un de ces groupes d’ "endettés
anonymes", au Mexique, explique qu’un acheteur compulsif est une personne
qui n’accepte pas sa réalité économique et qui achète ainsi des produits de
manière inconsciente, faisant peser de lourdes menaces sur ses comptes.
Selon lui, acheter de manière compulsive est une maladie similaire à l’alcoolisme :
il existe dans les deux cas un agent externe qui va agir de façon à rassurer le
malade, à soigner un état dépressif.
Les symptômes
Bien sûr, tous les achats ne sont pas compulsif et n’entrent pas dans cette
catégorie. La différence vient da la nécessité de l’achat, selon le Pr Alonso, qui
cite par exemple l’endettement pour une maison ou une automobile. Selon lui,
les acheteurs compulsifs se caractérisent par de petits achats, répétés jusqu’à
plusieurs fois dans la journée. Ainsi, la prise de conscience d’un endettement
n’est pas toujours évidente.
Le premier symptôme de cette maladie est la négation des faits, un peu comme
pour l’alcoolisme. Il n’est pas rare, ainsi, que ces acheteurs soient persuadés
qu’ils peuvent s’arrêter quand ils le veulent. Autre symptômes : s’engager
dans un achat à crédit régulièrement (parfois jusqu’à une fois par semaine), ne
pas comprendre sa situation économique, ne pas être au courant de l’état de ses
finances, ou encore ne pas connaître le taux d’intérêt de ses crédits.
Un traitement
Des groupes existent donc pour soigner cette maladie. En France, on peut citer
notamment les Débiteur anonymes. Ces groupes remplissent plusieurs fonctions :
de soutien tout d’abord. Les personnes donnent leur point de vue, racontent
leur expérience d’acheteur compulsif, racontent comment ils en sont arrivés là
et écoutent le témoignage des autres, d’information, ensuite : ceux qui
suivent cette thérapie peuvent apporter leurs relevés de compte et comparer
leurs expériences, avec évidemment des règles de confientialité très strictes ;
ludique enfin : certains groupes organisent des jeux de société pour
calmer les pulsions acheteuses, sans jamais mettre en jeu de l’argent.



































