Le Norvégien Svindal sérieusement
touché à l’entraînement en décembre, l’Autrichien Matthias Lanzinger
amputé hier après une terrible chute survenue dimanche dans le Super-G
de Kvitfjell… le ski alpin accumule les accidents graves et spectaculaires
cet hiver. Etat des lieux avec Yves Dimier, le directeur technique alpin
de la Fédération française de ski.
Le drame de Lanzinger a créé
une vive émotion…
Les images sont terribles à
regarder. Mais chacun connaît les dangers : nous pratiquons un sport
de glisse à risque et de pleine nature. Les skieurs ne bénéficieront
jamais des mêmes protections que les pilotes automobiles.
On a l’impression que les
épreuves de vitesse, super-G et descente, sont plus risqués aujourd’hui ?
Non, on ne peut dire ça. On
est victime d’un concours de circonstances malheureux. En France,
les médias ont énormément parlé de l’accident d’Antoine Dénériaz
et du traumatisme qui a précipité sa retraite. Ensuite Svindal (ndlr :
vainqueur de la Coupe du monde 2007) s’est blessé et maintenant c’est
autour de Lanzinger. Tous ces événements ont frappé les esprits et
entretiennent l’idée d’une hécatombe.
Peut-on encore renforcer la
sécurité ?
La Fédération internationale
(FIS) y travaille. Chaque année, les règlements évoluent. On agit
sur tout : le matériel pour freiner la vitesse, les protections en bord
piste afin d’amortir les chocs, et sur le tracé lui-même mais le
risque zéro n’existe pas.
Ces accidents peuvent-ils provoquer
une psychose chez les skieurs ?
En équipe de France, nous
possédons un groupe d’expert en habilité mentale. Les skieurs ont
besoin de soutien psychologique surtout après une chute ou pendant
leur rééducation.




































