“Le plaisir de rouler la conscience tranquille”, c’est ce que nous vendent certains constructeurs convertis aux biocarburants… En réalité, la controverse autour du bioéthanol — fabriqué à base de maïs, blé, betterave — et du biodiesel – colza, tournesol, huile de palme — est loin d’être résolue.

Des effets pervers
En France, la filière biodiesel affiche des réductions de gaz à effet de serre de 76% par rapport à son équivalent d’origine fossile et les producteurs de bioéthanol de 40%. Les deux filières vantent aussi la proximité et la production, lors de la transformation, de tourteaux pour l’alimentation animale qui réduiraient la dépendance de la France au soja brésilien notamment.

Leur impact positif sur l’environnement est cependant mis en cause. Les engrais utilisés émettent un gaz, le N2O plus de 200 fois plus polluant que le CO2 ; ailleurs dans le monde, la forêt tropicale est victime de l’extension des cultures ; enfin la biodiversité est mise à mal par l’extension des grandes monocultures.