Malgré la réussite du dispositif de vélos en libre-service,
inauguré en octobre dernier, la bicyclette et les modes de déplacements doux
sont absents des débats sur les transports dans la campagne.
Tous les candidats ont pris position sur la question, et notamment sur celle du vélo en ville : Jean-Claude Gaudin prévoit 300 kilomètres de pistes cyclables, et Jean-Noël Guérini veut “faire de Marseille une ville de vélo”. Le souci, désormais, au-delà “des discours, c’est la traduction en actes”, note Michel Fornairon, président du collectif Vélo en ville. L’association a donc décidé d’interpeller les candidats sur leurs projets en matière de déplacements à vélo, en leur demandant de s’engager sur treize mesures concrètes. Pour l’heure, “les réponses des candidats sont plutôt vagues”, constate Michel Fornairon.
Nommer un “monsieur vélo”
“On est dans la culture de la voiture, poursuit-il. Notre
souhait, ce serait qu’un ‘monsieur vélo’ soit nommé.” En attendant, “l’arrivée
des vélos en libre-service a fait la preuve, selon lui, qu’on peut se déplacer
en vélo, même s’il manque des aménagements”.
Comme ceux qui permettraient de faire cohabiter transports en commun,
voitures et vélos. “Il faut tout faire fonctionner ensemble, avec des parcs
relais où on pourrait laisser son vélo” et faire jouer la complémentarité avec la RTM , “pour permettre aux
cyclistes d’emprunter les voies de bus”,
plaide Michel Fornairon.





































