Lors de tes retours à Bordeaux, quels sont tes habitudes ?
Ca devient plus rare parce que je voyage beaucoup. Je vois la famille, bien sûr. Et il m’est impossible de ne pas passer chez Martial, dans sa boutique Total Heaven. D’ailleurs, il a toujours une petite chambre pour moi, Martial, dans sa maison. Il m’héberge. Il possède 10 000 vinyles et m’a fait découvrir un tas de musiques. En fait, je suis tous les jours dans sa boutique. J’en profite pour embrasser Martial et Babouche ! J’aime ma petite vie de quartier, notamment un restaurant, dans la rue du Pas-Saint-Georges, et le Cafecito.

Tu es branchée musique bordelaise ?
Je vais en concert dans les petites structures comme Potager nature, une association qui existe depuis longtemps. Ils organisent des concerts à la Centrale, rue Bouquière. Ils ont un autre local, rue de la Rousselle. C’est parfois particulier, mais j’aime l’alternatif. Je vais aussi à l’Incas. Avec les Bonnies, nous avons été les premières à jouer à l’Incas, qui n’était alors qu’un restaurant. En concert, j’aime beaucoup découvrir.  

Quelle différence fais-tu entre les publics américain et français (bordelais en particulier) ?
Les Français sont des gens hyperpointus, ils viennent dans les concerts un peu moins pour le fun. Je dirais qu’ils sont plus cérébraux. Ce n’est pas du tout péjoratif. C’est un public pointu, c’est tout. Aux Etats-Unis, il y a parfois des concerts de folie, où les gens peuvent carrément enlever leurs fringues. Ils sont un peu plus là physiquement. C’est appréciable pour le musicien, ça aide à “se lâcher”. Quant au public bordelais, je connais celui des “caves”, plus intimistes, qui a aussi tendance à plus se livrer. A Bordeaux, ceux qui viennent aux concerts sont  souvent des musiciens. Bordeaux, c’est une ville musicale à donf !