“Volontariat, volontariat, ne me tuez pas !” C’est par ce haka surprenant qu’une quarantaine d’étudiants ont manifesté hier, au métro Volontaires à Paris, pour défendre le service civil volontaire (SCV). Tous  consacrent vingt-six heures par semaine à des travaux d’intérêt général. Ils craignent que le SCV disparaisse à la rentrée prochaine.  
 
Coût : 900 euros par mois
L’Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances (Acsé), qui gère ce dispositif, a demandé aux associations étudiantes de limiter les embauches, dès le 31 mars, faute de budget, alors que les candidatures affluent. “On devrait atteindre les 3 000  SCV à la fin du second semestre. On n’a pas les moyens d’aller au-delà”, explique Dominique Dubois, directeur de l’Acsé. Un SCV coûte à l’Etat 900 euros par mois.
“On a peur que ne disparaisse ce superoutil d’apprentissage de la solidarité et de l’engagement citoyen pour les jeunes”, déplore Mélanie Gratacos, déléguée générale d’Animafac, un réseau associatif qui “emploie” 300 jeunes en SCV.
Le gouvernement n’annoncera pas le montant alloué au dispositif avant d’en avoir dressé le bilan. Une mission parlementaire devrait être mise en place “de façon imminente”, selon Dominique Dubois.

“La fin semble proche”
“Ça va prendre de longs mois , s’inquiète Christophe Paris, militant associatif. Plus la décision tarde, plus la fin de ce dispositif qui marche vraiment bien semble proche.” Stephen Cazade, directeur d’Unis-cité, explique que son association, basée sur le volontariat, ne sera touchée “qu’à partir de septembre, car le financement suit le rythme  scolaire”. “Mais après ?” s’interroge-t-il.