Mis à jour 20-02-2008 16:30
Metro et vous !
A l’occasion des six ans de Metro, Mickael Bitan, directeur général, et Caroline Brun, présidente du comité éditorial, ont répondu aux questions des metronautes.

Photo : dr:
Michael Bitan : Bonjour à toutes et à tous les Metronautes
camille : Bonjour, comment
définissez-vous Metro ?
Michael Bitan : Metro est un
nouveau Média, un éditeur de contenu, vous connaissez son support papier, son
support web et il sera bientôt accessible sur d'autres supports numériques. Ses
principales forces tiennent à son concept éditorial et à son système de
distribution inversé. En respectant une grande neutralité, politique,
religieuse. Metro, c’est rien que les faits.
Denis : Bonjour, la concurrence
accrue dans la presse gratuite ne vous fait-elle pas peur ? L'arrivée de
nouveaux gratuits a-t-elle eu un impact sur Metro?
Michael Bitan : Metro est le
pionnier de la presse gratuite en France et dans le monde, il est présent dans
22 pays, 18 langues avec plus de 83 éditions. Metro est le pionnier en France.
Dans certains pays la concurrence est bien plus grande, et je pense que cette
nouvelle famille de presse a beaucoup d'avenir dans notre pays.
Libémonde : Bonjour, comment,
avec le recul, analysez-vous les tonnes de journaux jetés dans le caniveau au
lancement ?
Michael Bitan : En effet,
l'accueil que nous avons reçu en France a été assez agité! Cette réaction est
particulière à notre pays car c'est uniquement en France que Metro a connu ce
genre de lancement. Nous avons bousculé les habitudes et changé les
comportements. Depuis notre arrivé le marché de la presse c'est fortement
dynamisé.
Rael : Metro a la particularité
d'être international, c'est assez unique, mais on ne peut pas dire que vous
utilisez toutes les possibilités de votre réseau, comptez-vous améliorer cela ?
Michael Bitan : En effet, il
y a plus de 450 journalistes Metro dans le monde, ils se partagent un réseau
unique appelé Metro World News. Cela demande une grande organisation mais
beaucoup de choses sont déjà réalisées à travers ce réseau, comme par exemple
des interviews, des reprises d'actualités...
merc : Quels sont les enjeux d’un
gratuit aujourd’hui ?
Michael Bitan : Le premier
enjeu fut de constituer un vrai contrat de lecture avec les jeunes actifs
urbains, ce qui fut un succès dès notre arrivée, ensuite il a fallu nous
étendre dans les métropoles de France, ce que nous avons fait avec aujourd'hui
12 villes, enfin nous avons dû trouver notre modèle économique. Ce qui est aussi
fait depuis 3 ans.
John : vous vous dites écolo, avec
beaucoup de sujets écolos (bien) traités dans le journal, mais dans certains
pays, il y a des poubelles pour collecter les Metro déjà lus (où les gens
peuvent d'ailleurs se resservir s'ils ne l'ont pas lu). A quand la même chose
en France ?
Michael Bitan : Vous avez
donc remarqué que nous traitons toutes les semaines l'actualité écologique dans
la page "Ma planète" qui est aussi présente sur le notre site web.
Concernant le papier nous sommes imprimés sur du papier 100% recyclé, et des
collectes de recyclage sont déjà en place dans le métro Lillois et dans le
métro Lyonnais. Nous allons continuer dans ce sens mais cela doit se faire avec
nos confrères et avec les autorités compétentes.
ANIELLA : Bonjour. Comme
définiriez-vous la situation de Métro actuellement ?
Michael Bitan : Metro a déjà
6 ans, ce qui est très peu pour un média. Metro a encore de grands challenges à
relever comme le lancement de la nouvelle version de son site, beaucoup plus proche
de ses internautes, locale et ludique. Metro doit continuer de développer son
offre magazine et de répondre tous les jours aux attentes de ses lecteurs que
nous voulons toujours plus nombreux. Enfin Metro est rentable depuis déjà 3 ans
donc tout va bien...
John : Quels sont ces projets sur le
web?
Michael Bitan : Vous verrez
dans le courant du mois mars… Un peu de patience..:)
libellule : Metro, ça embauche en
ce moment?
Michael Bitan : Plutôt oui.
Metro c'est déjà 150 collaborateurs, vous pouvez trouver nos offres dans le
journal ou sur le site metrobusiness.fr/recrutements.
lala : Je vis à Paris et le matin
quand je prends le métro, il n'y a pas de distribution de metrofrance. Qu'allez-vous faire pour
développer cela dans toutes les stations de métro?
Michael Bitan : Nous ne
pourrons pas être distribué sur toutes les stations, hélas, par contre la liste
de notre réseau de présentoirs qui rend le journal accessible plus tard dans la
journée est disponible sur notre site. Sinon vous pouvez toujours télécharger
l'édition en pdf ou le lire en ligne sur readmetro.com.
S0niiia : Bonjour, j'aimerai savoir
pourquoi Métro n'existe pas le samedi ?
Michael Bitan : Metro s'adresse
aux jeunes actifs urbains, et permet de combler le temps mort sur son trajet
Maison/Travail. Sa puissance de diffusion est énorme et nous ne pourrions
garantir hélas une telle puissance le samedi. MAIS il reste toujours le site
web qui tourne 24/24.
ANIELA : Selon vous, en quoi
Métro se distingue-t-il de la presse payante ?
Michael Bitan : Metro est un
nouveau media qui se situe plus entre la
TV , la radio et internet... Nous avons le papier en commun...
Nous donnons les faits et laissons à nos lecteurs le soin de se forger leur
propre opinion. Ou de se diriger vers un média d'opinion.
John : comptez-vous vous
implanter dans d'autres villes en France ?
Michael Bitan : « Who
knows » ..:) Qui sait, Metro est toujours plein de surprises....
libellule : et Metro dispo tout
l'été c'est pour quand ?
Michael Bitan : Metro est
présent tout l'été avec son magazine "Metro Plage" qui est distribué
sur 35 stations balnéaires à 500 000 exemplaires. Vous pouvez aussi la trouver
sur le web.
merc : Comment pensez-vous vous
développer ?
Michael Bitan : Metro doit
réussir sa convergence entre le web et le papier et sur d'autres supports...
Avoir toujours plus de lecteurs fidèles et vous offrir toujours plus
d'évènements comme la fête de la musique.
Michael Bitan : Merci à toutes et à tous pour votre fidélité.

Photo : dr:
Vos questions à Caroline Brun, présidente du comité
éditorial.
Caroline_Brun : Bonjour aux Metronautes ! Je dirige
l'éditorial, à Metro, je fais les conférences de rédaction avec toute l'équipe,
et la conférence de Une, le soir. Toutes vos questions sur le contenu du
journal sont les bienvenues !
interanute : Bonjour, en six ans, quels
sont pour vous les changements les plus importants ?
Caroline_Brun : On a
professionnalisé la Une ,
amélioré le contenu dans toutes les rubriques, changé certaines pages
thématiques, pris de nouveaux chroniqueurs.
lala : Comment expliquez-vous le succès
de Métro?
Caroline_Brun : Je crois que
nous essayons toujours de rester proches de nos lecteurs, de ne pas nous
prendre la tête avec des débats qui n'intéressent que les journalistes et de
donner tous les points de vue sur une question.
Fleur : Bonjour, il me semble que
Metro ressemble de plus en plus au « Parisien ». C'est une impression
ou une volonté de votre part ?
Caroline_Brun : Non, c'est
une impression. C'est sûr que nous avons tous les deux un format tabloïd et que
nous nous adressons l'un comme l'autre au grand public, puisque nous avons plus
de 2 millions de lecteurs et eux juste un peu moins, mais c'est le même ordre
de grandeur. La vraie différence, c'est que nous avons un public beaucoup plus
jeune, et cela se voit dans notre contenu.
interanute : Etiez-vous à la conférence
de presse du président de la
République. Si oui, qu'en avez-vous pensé ?
Caroline_Brun : Oui, bien
sûr. J'ai trouvé qu'il avait bien fait son "show", sans être dupe du
contenu. Metro avait tout de suite pris la main sur la vraie annonce de cette
conférence, à savoir la suppression de la pub sur les chaines TV publiques.
Nous avions fait la « Une » sur ce point précis, dès le lendemain.
Rico : Quelle est la position de
Metro sur la tendance à la "peopolisation" de l’information ?
Caroline_Brun : A titre
personnel, je ne suis pas fan. Mais je ne vois pas pourquoi on garderait pour
nous (nous la presse) des infos auxquelles les lecteurs n'auraient pas droit.
Donc, quand tout le monde parle d'une info "people", on fait "un
poco ma non troppo", comme disent nos voisins italiens.
interanute : Auriez vous publié
le texto de Sarko ?
Caroline_Brun : Non. Et on
ne l'aurait pas fait parce qu'on n'en avait pas la preuve et parce que les
seules implications de cet éventuel texto sont perso (le plaisir que cela a dû
faire à Carla Bruni...). Mais on a fait un petit papier pour dire que c'était
sur le site du Nouvel Obs.
interanute : Pourquoi participé à
de gros coups médiatiques comme Villiers le Bel ?
Caroline_Brun : Parce qu'on ne peut pas refuser l'actu non plus.
On avait un reporter sur place, il a fait son boulot avec distance, et il a eu
un témoignage formidable d'un policier victime des émeutes de Villiers le Bel
qui disait à la fois : la police ne vient plus dans la cité ... et : la télé,
ça sert à faire comprendre qu'on ne laisse pas les trucs impunis.
libellule : Bonjour Madame,
est-ce que les journalistes du journal sont les mêmes que sur le web? Comment
travaillez-vous?
Caroline_Brun : Bonjour, on
travaille en équipe et en synergie, mais on a chacun ses journalistes. On
échange les infos et les points de vue. Quelques journalistes sont même
carrément bi-media.
interanute : Elle est sympa,
Pascale Clark ?
Caroline_Brun : Oui, très
!!!
merc : Le web 2.0, c’est
important pour vous ?
Caroline_Brun : Oui, bien
sûr, c'est l'avenir des medias.... mais ça coûte cher !
interanute : Pourquoi avez-vous
supprimé la bd « Garfield » ?
Caroline_Brun : Parce que
depuis le temps qu'on la passait, on a pensé qu'on pouvait diversifier les BD.
On sait qu'il y a des fans de Garfield, mais il y aussi d'autres auteurs et
d'autres albums à découvrir. Garfield reviendra parmi d'autres.
guigui : Le sport prend une place de
plus en plus importante dans le contenu, comment expliquez-vous cela ?
Caroline_Brun : Mais parce
que c'est important pour tout le monde, non ? En fait, cela dépend des
événements. Pendant le Mondial de Rugby, on a fait un cahier spécial, donc,
bien sûr, il y a eu beaucoup plus de sport. Sinon, en moyenne, on a 2 pages le lundi
et le vendredi et une les autres jours (+ la couverture locale).
interanute : Y aura-t-il un supplément spécial pour l’Euro?
Caroline_Brun : Oui, on va essayer d'être très bons ! On enverra les journalistes les plus passionnés par l'événement, et on aura aussi des collègues d'autres Metro dans le monde. Ce sera un bon moment de partage.
libellule : Une qualité et un défaut que
vous reconnaissez à vos concurrents gratuits ?
Caroline_Brun : Qualité de
20 minutes : le format et la clarté de la maquette; défaut : je trouve le
journal un peu monotone. Qualité de Direct Matin Plus : un bon papier ; défaut
: je trouve le journal trop institutionnel.
LaNoiraude : Le Développement durable
est à la mode. Quel est l'implication de Metro sur le plan de l'environnemental
et sociétal ? (taxe carbone, implication sociétale…)
Caroline_Brun : D'abord, on
essaie d'avoir une bonne couverture des sujets environnements, avec une
journaliste dédiée à ces sujets (qu'ils concernent la société, l'économie,
l'urbanisme, la santé, etc...) Ensuite, on essaie de s'appliquer à nous mêmes
des règles strictes : papier recyclable, encrage particulier pour moins
polluer, et on fait très attention aux déchets.
interanute : Quelles sont vos relations
avec les hommes politiques ?
Caroline_Brun : Bonnes, sans
plus. Je ne suis pas une journaliste politique stricto sensu : au départ,
j'étais journaliste économique. Je ne passe pas ma vie dans les diners mondains
ni les voyages de presse avec des ministres. Je les observe avec gourmandise,
c'est tout.
Caroline_Brun : Merci de vos questions, j'espère qu'on trouvera d'autres occasions de dialoguer. Bonne journée !
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