Mis à jour 20-02-2008 11:56
Six ans en enfer
Ingrid Betancourt est aux mains des Farc depuis le 23 février 2002

Ingrid Betancourt
Une course contre la mort. C’est le combat que mènent tous ceux qui soutiennent la cause de la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt et des 720 autres otages retenus dans la jungle colombienne par les Farc (Forces armées révolutionnaires de Colombie).
Depuis 1964, cette guérilla marxiste, qui compte aujourd’hui plus de 8 000 hommes, terrorise les Colombiens, paysans en tête. Cachées dans les montagnes, les Farc défient depuis des années l’autorité de l’inflexible président Alvaro Uribe, porté à la tête du pays en 2002. Partisan de la manière forte, ce dernier refuse aux Farc la création d’une zone démilitarisée qui permettrait un échange humanitaire et la libération des otages politiques des guérilleros.
Aujourd’hui, les négociations sont de nouveau au point mort, aucun des acteurs ne voulant céder. Du côté des familles des otages, on espère que la France et la Suisse poursuivront avec succès leur rôle de “facilitateurs” entre les Farc et Bogota, Uribe ayant mis fin à la médiation du président vénézuélien Hugo Chavez en novembre.
Si des signes encourageants ont pu laisser espérer une issue heureuse, comme la libération, le 10 janvier dernier, de deux otages et l’annonce, le 31 janvier, d’une prochaine fin de calvaire pour trois autres personnes, l’inquiétude grandit à propos d’Ingrid Betancourt.
Les preuves de vie, envoyées par les Farc fin novembre, montrent en effet une femme à bout de forces, se battant pour ne pas sombrer dans le désespoir. C’est pour ne pas l’oublier et la soutenir que de nombreuses manifestations sont organisées toute cette semaine en France.
Vos messages, vos témoignages à Ingrid Betancourt
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