Tout le monde connaît Le
Barbier de Séville et Le Mariage de Figaro. Mais qui a étudié en
classe le troisième volet de la trilogie de Beaumarchais, La Mère
coupable ? Jacques Weber, homme de théâtre qui porte bien la perruque
poudrée, s’est librement inspiré de ces trois pièces pour livrer
un Figaro coloré, avec une belle brochette de stars.
Complicité
La tête d’affiche est, bien sûr, Isabelle Adjani, en Rosine délaissée par le comte Almaviva (Weber himself). Son plus grand talent n’est pas de paraître vingt ans de moins, mais d’imposer sa présence magnétique sans jamais étouffer ses compagnons de jeu (la pétillante Céline Sallette et le beau Stanley Weber, en Suzanne et Chérubin), instaurant au contraire une complicité et un plaisir du jeu qui donnent de l’âme au support un peu froid du téléfilm.
Mais le vrai héros de l’histoire,
c’est Figaro-Podalydès, ou Podalydès-Figaro, tant les deux se confondent
: le sociétaire de la Comédie-Française est totalement dans son élément
(malgré une perruque particulièrement mal fichue). Connaissance parfaite
du texte et de son contexte, justesse du ton, truculence et tendresse
: il donne du rythme à une mise en scène qui en manque un peu. Mieux
vaut un Beaumarchais entier qu’un best of...




































