C’est dans cet établissement de Brie-Comte-Robert (Seine-et-Marne), que les enquêteurs ont perquisitionné jeudi et vendredi dans l’espoir de trouver des traces d’Estelle Mouzin, disparue il y a 5 ans. D’après une source proche du dossier, les enquêteurs agissaient à la suite d’informations fournies par un journaliste indépendant.

Un informateur peu crédible
Un homme aurait révélé à ce journaliste que des ouvriers, qui travaillaient l’été dernier à des travaux de transformation du restaurant, auraient découvert des restes humains au sous-sol. Ces informations auraient conduit les policiers à perquisitionner le restaurant, et à placer en garde-à-vue dix personnes, remises en liberté par la suite. Le journaliste Mohamed Sifaoui, auteur du " tuyau ", et dont nombres de reportages ont été sujets à caution, a été entendu par les policiers. Il aurait expliqué avoir reçu des renseignements "stupéfiants". Or, son mystérieux informateur n¹est autre qu'Alexandre Lebrun. Un comédien de 40 ans d'origine cambodgienne, qui à été dernièrement mis en cause dans un reportage sur la mafia chinoise diffusé dans l'émission "Le Droit de Savoir", reportage réalisé par Mohamed
Sifaoui.

Dans ce documentaire, Lebrun, armé d'un fusil à pompe jouait les gros bras, dans une pathétique imitation de Scarface. A la suite de la diffusion de l'émission sur TF1, Lebrun a expliqué être un acteur, et mis en cause Mohamed Sifaoui, lui reprochant d'avoir "bidonné" le reportage. Mais à Brie-Comte-Robert, la note risque d'être salée. La justice doit en effet dédommager le gérant du Royal Wok, pour la gêne occasionné. "Ces gens sont des affabulateurs. Ils mentent sans limite et exploitent la détresse des gens", explique un policier ajoutant que seuls des ossements d'origine animale ont été retrouvés dans le sous-sol du restaurant. Pour Me Didier Seban, avocat du père d'Estelle, "il est primordial que l¹enquête se poursuive, et que l'on explore toutes les autres pistes."