Malgré un contexte international plus que morose, le marché immobilier français continue à offrir de belles perspectives de recrutement. Le secteur se porte bien. Il manque même de candidats.
Le “déficit d’image” explique en grande partie le manque de vocation des jeunes diplômés alors que des milliers d’emplois très variés sont à pourvoir dans la promotion et la transaction immobilières, la gestion de copropriété ou encore la gérance.
Autonomes et polyvalents
Dans ce secteur, les métiers ont vécu d’importantes mutations ces dernières années, tirant vers le haut les qualifications recherchées : financiarisation, développement durable, législation… Les recruteurs sont désormais très demandeurs de profils “pluridisciplinaires”.
Que la formation soit généraliste, ou spécialisée, les métiers de l’immobilier recouvrent de nombreuses et diverses compétences et connaissances.
“On aime aussi les universitaires, ils sont en général autonomes et polyvalents”, affirme Isabelle Donadieu, directrice du recrutement chez Foncia. Les ingénieurs dotés de solides connaissances techniques sont toujours recherchés par les recruteurs. “Les compétences en béton armé sont une perle rare sur le marché”, déplore Sylvie Roger de chez Icade.
Evolution rapide
Autre qualité recherchée : le sens des responsabilités. “Nous offrons de fortes perspectives d’évolution et les nouveaux entrants se retrouvent très rapidement à des postes à forte responsabilité”, explique Vincent Bidoli, directeur adjoint des ressources humaines à Bouygues Immobilier. “90% de nos cadres sont issus de promotion interne”, renchérit Célia Yvain, responsable de recrutement chez Urbania & Adyal.
Face à un marché qui a basculé en faveur des candidats, les DRH tentent de jouer la séduction par des opérations spéciales de recrutement. Principale difficulté, ils s’avouent surpris, pour ne pas dire déçus, par la sédentarisation des jeunes recrues. Les candidats rechignent à la mobilité. “On a du mal à placer dans des villes comme Grenoble, ou La Rochelle…” s’étonne encore Vincent Bidoli.
L’anglais, incontournable
Toutefois, nuance Nathalie Micheau-Maillou, de BNP immobilier, les carrières à l’international séduisent toujours, d’où le caractère “incontournable de la maîtrise de l’anglais”. Polyvalent, mobile, responsable et anglophone… il n’y a plus de doute, la professionnalisation des métiers de l’immobilier a fini par acquérir ses lettres de noblesse.



































