Pourquoi relancer l’idée de faire un billet de un euro ?
Parce que le fait de ne pouvoir recourir qu’à des pièces pour les petits achats est un réel inconvénient. Quand vous allez acheter du pain, si vous avez un billet de 5 euros vous vous retrouvez nécessairement avec des pièces. De plus, quand on voyage, un billet de un euro permettrait de réaliser, comme avec les billets de un dollar, les petites transactions qui sont impossibles avec des pièces, puisqu’elles ne sont pas échangeables.

Peut-il avoir un effet limitatif sur la hausse des prix ?
Je ne pense pas, mais cela donnera sans doute une perception plus réelle de la valeur de la monnaie. Et le fait de recevoir un billet est quelque part plus valorisant.

Cette initiative trouve-t-elle un réel écho en France, et dans le reste de l’Europe ?
Il y a déjà 200 parlementaires européens qui se sont prononcés, en octobre 2005, pour la création de billets de 1 et de 2 euros. Je lance aujourd’hui cette proposition devant les parlementaires, afin de rassembler le maximum de soutien. Les premiers cosignataires sont d’ailleurs  Sébastien Huyghe, député du Nord, et Pierre Lequiller, député des Yvelines et président de la délégation de l'Assemblée nationale pour l'Union européenne.