Synchronisation des feux tricolores, redéploiement des lignes de bus, heures de pointe : trois semaines et demie après sa mise en service, le tramway trouve progressivement sa place dans la circulation urbaine très dense de la capitale azuréenne.
Une courbe dromadaire
Contrairement aux autres villes, à Nice, la “courbe de fréquentation” n’a pas une forme de “dos de chameau” (avec une heure de pointe le matin et une autre le soir), mais ressemble plutôt à un dromadaire (avec une seule bosse) : la fréquentation monte en puissance jusqu’à 19 heures. Un phénomène lié, explique Yvette Lartigau, la directrice des transports à la Canca, au shopping de Noël et à la population plus âgée à Nice, qui ne se déplace pas aux mêmes heures que les actifs. Au niveau de la cohabitation avec les autres usagers de la rue, il reste du chemin à faire au tramway pour se fondre dans la circulation. Les stationnements aux abords des rails, qui bloquent le passage des rames, sont heureusement assez rares.
Au niveau accidentogène, on ne déplore pour l’instant que trois incidents sans gravité. Le vrai souci, ce sont les automobilistes qui bloquent les carrefours, et viennent perturber la synchronisation des feux, système “épouvantablement compliqué”, reconnaît Nicolas Deschamps, le directeur de la mission tramway. Et lorsqu’une rame est stoppée, toutes les suivantes doivent patienter.



































