Ils ne veulent pas
devenir des supplétifs de la police dans une chasse aux étrangers.
Hier, des syndicalistes et des salariés de l’ANPE et de l’Unedic,
de l’Inspection du travail ainsi que plusieurs associations ont lancé
à Lyon le premier Réseau des services de l’emploi et de la formation
(Refi). Inspiré du modèle du Réseau éducation sans frontières (RESF),
Refi dénonce l’utilisation “insidieuse” des services publics
de l’emploi dans la lutte contre l’immigration clandestine.
Photocopier les papiers
Une circulaire de juillet demande
en effet aux agents de l’ANPE et de l’Unedic de photocopier les
papiers des personnes étrangères et de les transmettre à la
préfecture sous 48 heures.
“C’est une question de déontologie. Vérifier si les papiers sont valables, ce n’est pas notre travail, estime Rose-Marie Levy-Pechallat, employée à l’ANPE et membre de Refi. Les sans-papiers ne vont pas se jeter dans la gueule du loup en venant chez nous. Ce dispositif jette la suspicion sur tous les étrangers, même en situation régulière.” Des difficultés sont apparues aussi à l’inspection du travail, confronté à des contrôles communs avec la police.
Refi estime que ces invitations
à la délation se multiplient. Ainsi l’association Cabiria, qui s’occupe
de l’accompagnement social des prostituées, indique avoir subi des
pressions de la police aux frontière pour dénoncer les étrangers
en siuation irrégulière. Convoqués avant-hier, des membres de Cabiria
pourrait même être poursuivis pour aide au séjour des étrangers.
Une pétition sur Internet
Refi a lancé une pétition
en ligne sur http://refi.overblog.org. Des contacts ont été pris à
Paris, à Toulouse et Montpellier pour mettre en place des réseaux
similiaires.


































