La crainte du ghetto
Selma, en 4e, connaît bien sa carte scolaire : « La sectorisation, c’est nul. J’habite à côté du collège et on voulait m’envoyer dans celui de mon secteur, qui est super loin. Alors on a demandé une dérogation. » Sa copine, Emma, est sceptique quant à la suppression de la carte : « Les parents vont placer leurs enfants dans les bons collèges. Donc les bons vont partir. Et si les nouveaux ne sont pas bons, ça va faire baisser le niveau global. »
Victoria, en 4e
aussi, pense que permettre aux élèves de choisir
leur établissement est « une bonne mesure. Car si les élèves n’aiment
pas leur collège, ils peuvent en partir. » Cette excellente élève
– sa copine a cafté - pense déjà à la suite : « Je veux aller au
lycée Louis-le-Grand. C’est loin mais comme c’est un bon établissement,
je suis prête à traverser tout Paris. »
La principale de Gambetta,
Josiane Giammarinaro, considère de son côté que « c’est un vrai
challenge que les bons élèves continuent à faire confiance en leur
établissement tout en gardant l’hétérogénéité des élèves.
Il faut conserver éviter les établissements ghetto. »



































