“En Suède, c’est un processus qui dure depuis vingt ans !” a déclaré Torsten Malamberg, responsable de la stratégie urbaine à Stockholm, où 140 hectares de marécages ont été investis en décembre 2000 par les premiers riverains de l’écoquartier Hammarby Sjöstad.

“Pas d’exemple en France”

Hier matin, parmi les orateurs du second atelier d’urbanisme consacré au devenir des 30 hectares de friches industrielles situées à l’emplacement des ex-entrepôts SNCF de la rive droite se trouvait Pascale Fouletier, conseillère en urbanisme pour le cabinet Cap Terre : “Nous avons été choisis vendredi par la ville pour établir, d’ici à cet été, le cahier des charges du futur aménageur. En France, il n’y a pas encore d’exemple d’écoquartier”, a-t-elle déclaré.

“Sur Bastide-I, on n’a pas réussi au niveau de la qualité environnementale des bâtiments, il n’y a pas de panneaux solaires ou de système de récupération des eaux pluviales, et les parcs-relais   (voir encadré) sont sous-dimensionnés”, a souligné Alain Juppé, qui part demain en Allemagne, à Fribourg, visiter un écoquartier considéré par les professionnels comme le plus abouti.