Une carte scolaire brouillée
Les recteurs et inspecteurs d’académie auront pour consigne d’accepter toutes les demandes de dérogation à la carte scolaire dès lors qu’il y aura de la place dans l’établissement souhaité et après avoir enregistré les inscriptions venues du secteur. Si les demandes sont supérieures au nombre de places disponibles, les dérogations seront attribuées en priorité aux boursiers sociaux ou au mérite et aux handicapés. « Une dérogation pour tout le monde, une sélection sur critères sociaux si trop de monde, pour une mixité sociale », résume le ministre.
Le taux d’encadrement des élèves dans les 30 collèges les plus évités [car les plus difficiles, ndlr] va être multiplié par deux. « En mettant des moyens massifs, nous verrons si ça fonctionne. Si dans trois ans le bilan est négatif, nous fermerons ces établissements. »
Articuler temps scolaire et extrascolaire
Dès septembre, l’accompagnement éducatif de 16h à 18, quatre jours par semaine, expérimenté dans les collèges en zone prioritaire depuis la Toussaint , sera étendu à « tous les collèges sans exception »
et aux écoles primaires. Les élèves y participeront sur la base du volontariat.
L’école primaire réorganisée
Grasse mat le samedi : cours du lundi au vendredi. Aux 24 heures d’enseignement hebdomadaire obligatoire viendront s’ajouter deux heures complémentaires d’aide personnalisée pour les élèves en difficulté, dispensées par les instituteurs.
Plus vite pros
Le bac professionnel s’obtiendra en trois ans au lieu de quatre. De quoi inciter, espère le gouvernement, les élèves titulaires d’un BEP ou d’un CAP à poursuivre leurs études.
Service minimum
Sans remettre en cause le droit de grève des profs, Xavier Darcos veut rendre possible un service minimum d’accueil dans les écoles, financé par les retenues sur salaire du personnel gréviste.



































