"Je dois faire du quinquennat qu'on m'a confié un quinquennat utile pour le pays."Nicolas Sarkozy
On avait évoqué le gel du prix du gaz, la simplification du dispositif
d’exonération fiscale des heures supplémentaires, ou encore le
déblocage de l’épargne salariale… Visiblement « déçu » par les mesures
qui lui avaient été proposées par les fonctionnaires de Bercy sur le
dossier périlleux du pouvoir d’achat, Nicolas Sarkozy est allé beaucoup
plus loin hier en annonçant une série de mesures chocs, qui seront
débattues lors d’une conférence sociale avec les partenaire sociaux à
la mi-décembre.
« Monétiser les RTT »
Le chef de l’Etat a ainsi proposé que les entreprises qui rempliront
les garanties requises puissent "s'exonérer des 35 heures en échange
d'augmentations de salaires" et que « tous les salariés qui se mettent
d'accord avec leur chef d'entreprise puissent transformer les RTT en
argent", une mesure qui permettrait de rendre « 5 milliards d’euros de
pouvoir d’achat ». "Il n'est pas question pour moi de supprimer les 35
heures, il ne s'agit pas de revenir sur un acquis social mais de
permettre de travailler plus", a-t-il toutefois pris soin de préciser.
Le chef de l’Etat a également demandé que les heures supplémentaires
soient désormais payées de la même façon dans le public que dans le
privé, c’est à dire 25% de plus que les heures normales. Il entend
aussi élargir les possibilités de travailler le dimanche, à condition
que les salariés soient "payés le double" et sur la base du
"volontariat". Nicolas Sarkozy a par ailleurs proposé « la création
d’un indice du pouvoir d’achat » pour que les Français « aient le
sentiment qu’on ne se moque pas d’eux ». Il a également indique qu'il
était "prêt à aller très loin” pour obtenir une baisse des prix dans
les grandes surfaces, sans plus de précision.
La caution ramenée à un mois
Sur la question du logement, le chef de l’Etat a demandé que les loyers
soient désormais indexés sur l'indice des prix, et non plus sur
l'indice des prix à la construction. Nicolas Sarkozy a par ailleurs
annoncé que les cautions exigées pour les locataires seraient ramenées
à "un mois" de loyer "au lieu de deux mois" et a souhaité une
"mutualisation publique" des risques locatifs. Il a également indiqué
que le gouvernement allait proposer aux partenaires sociaux de
généraliser le contrat de transition professionnelle (CTP) qui permet
d'aider les chômeurs à retrouver un emploi. Il a par ailleurs annoncé
la vente prochaine de 3% du capital d’EDF pour financer une
augmentation de 5 milliards d'euros des crédits des universités.
Au début de son intervention, Nicolas Sarkozy était revenu sur les
deux nuits de violence qui ont secoué Villiers-le-Bel. Un dossier «
bien géré » par François Fillon et Michèle Alliot-Marie en son absence.
Le chef de l’Etat a décrit « des événements d’une extrême gravité »
commis par « des voyous déstructurés », promettant « les assises » à
ceux qui ont tiré sur les policiers, dont 82 ont été blessés. "On est
passés à deux doigts du drame", a-t-il insisté.





















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