Nicolas Sarkozy a pris rendez-vous ce soir avec les Français, à 20 heures
sur TF1 et sur France 2. Comme il l’avait promis à l’issue de la grève sur la
réforme des régimes spéciaux, il veut «répondre à l’angoissante question du
pouvoir d’achat, de la croissance et de l’emploi». Très attendues par les
Français, ces mesures font l’objet de multiples spéculations et d’un vif débat
au sein de la majorité, entre partisans d’une politique volontariste et tenants
de l’orthodoxie financière.
Trois pistes
Dans un contexte de croissance molle et de réduction des déficits imposée par
Bruxelles, l’exécutif a passé en revue de nombreuses solutions. Pour l’heure,
trois pistes semblent s’esquisser : une simplification du dispositif d’exonération
fiscale des heures supplémentaires, afin de faire en sorte que les 6 milliards
d’euros mis au pot soient effectivement utilisés ; «un déblocage de l’épargne
salariale», mesure déjà adoptée en 2004 quand Nicolas Sarkozy était à Bercy ;
selon Le Figaro, il envisagerait enfin l’extension après 2007 du gel des tarifs
pratiqués par Gaz de France.
«Pas de solution miracle»
Mais, comme le reconnaît une source gouvernementale, l’exécutif ne dispose pas
de «solution miracle». Le PS a mis la pression sur le gouvernement en présentant
mardi dix mesures sur le sujet. Son premier secrétaire, François Hollande, a
mis en garde hier Nicolas Sarkozy en assurant qu’il ne se contenterait pas de «zakouskis»
(hors-d’oeuvre russes).


































