La liste des 23 :
Gardiens:
Volkan Demirel (Fenerbahçe)
Rustu Recber (Besiktas)
Tolga Zengin (Trabzonspor)
Défenseurs:
Ugur Boral (Fenerbahçe)
Sabri Sarioglu (Galatasaray)
Servet Cetin (Galatasaray)
Hakan Kadir Balta (Galatasaray)
Emre Gungor (Galatasaray)
Gokhan Zan (Besiktas)
Emre Asik (Ankaraspor)
Milieux:
Mehmet Aurelio (Fenerbahçe)
Kazim Kazim (Fenerbahçe)
Mehmet Topal (Galatasaray)
Ayhan Akman (Galatasaray)
Arda Turan (Galatasaray)
Emre Belozoglu(Newcastle/Ang)
Tumer Metin (Larissa/Grè)
Hamit Altintop (Bayern Munich/All)
Tuncay Sanli (Middlesbrough/Ang)
Attaquants:
Gokdeniz Karadeniz (Rubin Kazan/Rus)
Nihat Kahveci(Villareal/Esp)
Semih Senturk (Fenerbahçe)
Mevlut Erding(Sochaux/Fra)
Une demi-finale de Coupe du Monde et puis, plus rien. Les Turcs n’ont participé ni à l’Euro 2004, éliminés en barrages par la Lettonie, ni à la Coupe du Monde 2006, éliminés là encore en barrages par la Suisse. Les éliminatoires de cet Euro 2008 n’ont pas été non plus une partie de plaisir pour la Turquie, qui ne doit sa qualification qu’à sa brillante victoire en Norvège 2-1, lors de la « finale » du groupe. Une victoire qui laisse toutefois entrevoir de grosses qualités morales et qui révèle la montée en puissance d’une nouvelle génération, celle née en Allemagne et qui a choisi la sélection turque (les deux Altintop, Basturk, Sahin…).
Aux côtés des « anciens » Rustu, Emre ou Hakan Sukur, de jeunes joueurs se sont en effet imposés comme les nouveaux joueurs clés de la Turquie. A commencer par les frères Altintop, tous deux formés en Allemagne, à Schalke 04. Hamit a même rejoint cet été le Bayern Munich. Devant eux, Nihat, l’attaquant de Villarreal, s’affirme comme le buteur de l’équipe. Il a sauvé de nombreuses situations compromises lors des éliminatoires. En défense, la Turquie peut compter sur quelques joueurs solides, comme Gökhan ou Servet, qui jouent à Besiktas et Galatasaray. Des joueurs physiques, voire rugueux en défense, de bons techniciens en attaque, le tout pourrait paraître séduisant. Mais ce constat ne doit pas masquer quelques lacunes. A commencer par la cohésion de l’équipe. Les individualités ont tendance à trop en faire, le collectif en pâtit parfois. Le manque de constance pénalise aussi cette équipe, qui n’aligne que rarement plusieurs matches de qualité.
Toutefois, si la Turquie hérite d’un tirage clément, pourquoi ne pas la retrouver en quarts voire en demi-finales…
L’équipe type : Rustu – Servet, Gökhan, Sabri, Emre – Aurelio, Tuncay, Turan, Altintop – Nihat, Semih.
Turquie : franchir un cap
La sélection turque n’a pas confirmé après sa demi-finale de Coupe du Monde en 2002. Mais une nouvelle génération arrive…

Photo : ttf

Hamit Altintop Photo : fcbayern.t-com.de
La star
Hamit Altintop
Né en Allemagne, comme son frère Halil, Hamit Altintop a choisi de représenter
la Turquie au moment même où la Mannschaft lui faisait les yeux doux. Il faut
dire que ce technicien hors pair, vif et redoutable contre-attaquant fait des
misères à tous les défenseurs de la Bundesliga depuis quelques saisons
maintenant. Si l’adaptation n’est pas aisée au Bayern Munich cette saison,
Altintop revit toujours en sélection. Il est la principale arme offensive de
cette équipe turque mais ne rechigne pas non plus aux tâches défensives, ce qui
l’a rendu tout simplement indispensable. Et il a à peine 25 ans…

Nuri Sahin Photo : nurisahin.com
Le joueur à suivre
Nuri Sahin
Débuter sa carrière professionnelle à 16 ans révèle bien sûr un talent
indiscutable. Devenir le plus jeune buteur de la Bundesliga à 17 ans relève de
l’exploit. Et être nommé meilleur joueur du Championnat d’Europe des moins de
17 ans la même année vire au phénomène. Nuri Sahin a connu tout cela. Etoile
filante ? Pas tout à fait. S’il a du mal à confirmer son énorme potentiel,
il n’en demeure pas moins l’un des plus sérieux espoirs du football mondial.
Joueur très technique, ce milieu offensif est capable de réaliser les gestes
techniques des plus grands.
La note Metrofrance.com : 2/5
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