Hier, James se baladait avec trois amis dans les rues et constatait les dégâts.
« Même si la violence ne résout rien, même si les voitures qui crament sont celles des voisins, je comprends leurs gestes. » explique t-il. « C’est un cri de rage. Ils disent « non seulement on est oubliés de tous, mais en plus vous venez nous tuer chez nous ». Qu’on ne me parle pas d’état. Il est ou l’état ici. Où ? » La radicalisation de la violence ? « On passe un cap. Pour les plus « durs » ; il faut « rétablir la balance ». On tue chez nous, certains veulent faire pareil au camp d’en face ». La crainte d’un embrasement général. « Le risque, c’est la surenchère policière. Envoyez des profs plutôt que des CRS. Après, c’est une affaire détermination sur le terrain. Tu crois que Sarko est prêt à courir le risque ? »
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Mis à jour 27-11-2007 22:49
"Rétablir la balance"
Reportage à Villiers-le-Bel
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