Que pensez-vous de cet accord ?
Nous sommes très satisfaits. Nous aurions voulu aller plus loin avec un système basé sur des amendes mais c’est un compromis. Cet accord n’est pas une fin en soi mais une étape clé. Le but, dans l’immédiat, c’est de responsabiliser les internautes sans tomber dans le tout répressif.

Cela va vraiment être dissuasif ?
Si le système est bien appliqué oui. Pour que cela marche, il faut que le message d’avertissement soit envoyé à grande échelle aux internautes qui téléchargent illégalement. Normalement, les ayants-droits vont mettre en place un système de traitement automatique pour repérer les personnes. Cela va toucher beaucoup de monde.

Le téléchargement illégal est-il vraiment responsable de la crise qui touche l’industrie du disque ?
Tout le prouve. Entre le début du haut-débit en 2002 et aujourd’hui, l’industrie du disque a perdu 50% de son chiffre d’affaire. Aujourd’hui, 80% de la bande passante haut-débit est utilisés pour du peer to peer.   Dans aucun cas, le modèle de téléchargement gratuit n’est viable. Si on met en place des sites de téléchargement gratuit rémunérés par de la publicité, seuls les artistes déjà connus en profiteront. C’est très grave pour la diversité culturelle. Aujourd’hui, en Italie, par mois, un seul artiste local arrive à sortir un album. La production s’est desséchée. Avec l’accord Olivennes, nous défendons la production culturelle et les artistes émergents.