Comment penser, un seul instant, que ses propos sont véritablement :
- « dénués d’idéologie et apolitiques » . Mr Mermet nous ressort les mêmes anciennes « ficelles » du libéralisme : non seulement, celles d’ opposer les salariés des entreprises publiques qui défenderaient des « privilèges injustifiables » à ceux des entreprises privées, mais aussi celles de fustiger les leaders syndicaux qui refuseraient toute idée de réforme et resteraient campés sur des positions rétrogrades ( voir son interview du 13/11/2007 à Métro ) . M. Mermet doit assumer son sectarisme et son apolitisme de droite ( il n’y en a pas d’autres) ;
- « objectifs » : M. Mermet utilise, à dessein, l’amalgame, les contrevérités ( voir argumentaire ci-dessous )
Comment penser, enfin, que M. Mermet souhaite « la réconciliation, en promouvant l’effort de pédagogie et de compréhension » ( cf son interview ) alors qu’il considère la position des bénéficiaires des régimes spéciaux comme étant « irresponsable et indécente » ?
- « la réforme (des régimes spéciaux) est bloquée par des minorités fortement politisées » : sûrement pas, il suffit de regarder le taux de grévistes à la SNCF le 18 octobre dernier, près de 75% du personnel dont la grande majorité n’est ni syndiquée, ni politisée ( dans les 53% qui ont élu notre Président, il y a aussi des cheminots ! ) . Si la réforme doit être faite et peu de monde à l’intérieur des entreprises publiques ne le conteste, encore faudrait il ne pas porter l’anathème sur cette population et ne présenter que des arguments partiels, manichéens et partiaux . Point de convergence avec M. Mermet : faire preuve de pédagogie, sûrement . Mais aussi d’honnêteté intellectuelle ;
Vous l’avez compris : j’appartiens à la SNCF . Ce qui me donne une certaine légitimité pour répondre aux propos de M. Mermet , qui, malgré son statut de sociologue, ou ne connaît pas le monde des entreprises publiques ( ce dont je doute ), ou use de raccourcis fallacieux au seul but de ne pas exposer l’ensemble des problèmes et donc est de parti pris ( ce que je crois ).
J’espère avoir apporté quelques éléments d’information susceptibles d’éclairer le débat, et avoir démontré ( ou tenter ) qu’il n’y a pas, d’un côté, des réformateurs et de l’autre, des conservateurs corporatistes .
Et parce qu’il n’est pas question de laisser le monopole de l’expression à ceux qui travestissent la vérité, et parce qu’il est important encore de s’exprimer, je propose à ceux que j’aurais convaincus et à ceux qui le sont déjà, de :
- relayer ce refus de la désinformation aux personnes figurant dans leur carnet d’adresses ;
- l’envoyer aux médias ( pourquoi pas à Daniel Mermet sur France Inter )
- le mentionner ( en totalité ) sur les forums, blogs et sites internet que vous fréquentez.
PS : je trouve, bien évidemment, honteux et totalement irresponsables les actes de vandalisme perpétrés le 21 novembre sur certaines lignes à grande vitesse . Personne ne sait encore qui les a commis et il ne faudrait pas, pour autant, faire usage de raccourcis simplificateurs.


































