En 2003, lors des
discussions sur le Plan local d’urbanisme, l’UMP rejetait toute
éventualité de construction de 37 mètres. Pour autant, le Conseil
de Paris a accepté la constitution d’un groupe de travail pour plancher
sur le sujet, sur des sites précis : porte de la Chapelle, Bercy-Poniatowski
et Masséna. Comme l’a souligné Bertrand Delanoë, les projets dévoilés
hier ne sont que “des esquisses strictement virtuelles”, avec des
“perspectives particulièrement intéressantes”. La capitale et
ses 105 km2 manquent aujourd’hui cruellement de place pour le foncier.
“Les sites choisis sont délaissés, situés à la périphérie de
la ville, réduits à l’état d’échangeurs routiers
ou de voies de chemin de fer, a indiqué hier Jean-Pierre Caffet, adjoint
au maire de Paris chargé de l’urbanisme. Notre critère principal
a été de voir comment réintégrer au mieux ces quartiers dans la
ville. Il ne s’agit pas de faire des quartiers de tours”. Ainsi,
les tours ne pourront pas être construites sur une dalle, comme aux
Olympiades, ou par “paquet”, comme à Beaugrenelle.
Prévoir du mixte
Le plafond de 37 mètres pourrait
ainsi être dépassé, avec des projets allant de 30 à 200 mètres.
Le plus haut ayant été pensé pour l’éventuelle implantation du
tribunal de grande instance à Masséna.
“Les bâtiments pourront abriter des bureaux ou des logements, la
mixité a aussi été pensé pour certains sites. Au rez-de-chaussée,
il y aura des commerces”, a précisé l’adjoint.
Ces bâtiments s’organiseront
autour de rue, d’espaces, d’équipement public avec une continuité
urbaine avec la banlieue. Cette création urbaine devra allier, pour
Bertrand Delanoë, ambition esthétique et exigence sur le plan écologique”.