Psychose
Peu de temps après, la jeune femme est mise en examen pour « accès frauduleux à un système informatique » et « abus de confiance », puis est écrouée. Elle retrouve la liberté au mois de juin 2005, après près de deux mois de détention. Pour certains, la mise en cause de l’étudiante, relevait de l’espionnage industriel. Une qualification balayé par les plus hautes autorités de Valéo. Le PDG de Valeo, Thierry Morin, affirme "n'avoir pas connaissance" que les données concernées soient des informations à "haut risque" et récusant "le terme d'espionnage industriel". Aujourd'hui, Valeo maintient cette version mais réclame 150.000 euros de dommages et intérêts pour atteinte à son image de marque. "C'est une faute professionnelle que nous avons dénoncée au parquet, qui a estimé à son tour légitime de poursuivre". ", a expliqué à l'AFP un membre du cabinet d'avocats Soulez-Larivière .

Li Li nie tout piratage
L’accusée qui comparaît libre aujourd’hui a toujours nié tout piratage, expliquant que l'ordinateur de la société étant saturé, elle l'avait vidé et transféré les données sur son disque dur personnel pour les sauvegarder. Elle affirme n'avoir pas prêtée attention en signant la charte de confidentialité et ignoré qu'il était interdit d'utiliser un disque externe, niant avoir transmis ces données à personne.

« Elle à commis une maladresse, qui peut être considéré comme une faute professionnelle. Point final » expliquait hier soir Me Raphaël Pacouret, avocat de Li li, précisant que sa « légèreté » relève « d’une sanction professionnelle mais en aucun cas d’une sanction pénale ».